Sexe

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Quand un bon catholique baise-t-il?

Selon le Manuel des confesseurs et des directeurs de conscience des provinces ecclésiastiques de Montréal, Québec et Ottawa (édition de 1893), pas le jeudi, car c’est le jour de l’arrestation du Christ, ni le vendredi, le jour de sa mort. Il ne baise pas non plus le samedi, jour de la Vierge, ni le dimanche, celui du Seigneur, et encore moins le lundi, le jour des morts.

Reste alors le mardi et le mercredi. Et encore, pas pendant le carême, ni à la Pentecôte, ni pendant la semaine sainte, ni à Noël… et seulement s’il ne pêche pas en le faisant, c’est-à-dire qu’il doit baiser son épouse légitime, en position du missionnaire et sans utiliser de contraception.

Ce qui signifie que s’il ne veut pas procréer, il doit avoir recours à la méthode du calendrier, ce qui élimine potentiellement la moitié des mardis et des mercredis de l’année.

Quand un bon catholique baise-t-il?

Chaque fois qu’il en a envie, mais avec beaucoup de mauvaise conscience.

(Tiré du Manuel des confesseurs et des directeurs de conscience des provinces ecclésiastiques de Montréal, Québec et Ottawa, édition de 1893.)

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Êtes-vous une femme mariée, une veuve ou une vierge?

Avez-vous perdu votre virginité? Où et comment l’avez-vous perdue?

Avez-vous commis le péché des deux côtés?

Avez-vous déjà péché avec une femme?

Était-ce votre mère — celle qui vous a enfanté?

Avez-vous touché avec plaisir le sexe d’un homme en souhaitant commettre le péché?

Combien de fois avez-vous cédé à la tentation?

L’un d’eux était-il votre père, votre frère aîné, votre frère cadet?

Avez-vous déjà eu des gestes impurs envers vous-même?

Avez-vous déjà glissé un doigt dans votre intimité? Deux? Plus de deux?

Avez-vous touché votre orifice de derrière dans un but malhonnête, c’est-à-dire ne concernant pas l’hygiène?

Y avez-vous déjà glissé un doigt afin d’obtenir des sensations voluptueuses?

Avez-vous opéré une semblable manœuvre avec un cierge? Un légume? Un goupillon ou un ostensoir?

Vous êtes-vous déjà offerte de façon impudique à plusieurs hommes à la fois? À plusieurs femmes? À un groupe composé d’hommes et de femmes?

Vous êtes-vous adonnée à des copulations contre-nature avec un chien? Avec un bouc? Avec un adepte de la religion dite réformée?

Avez-vous forniqué avec un membre du clergé de notre sainte mère l’Église?

Auriez-vous envie d’essayer là, tout de suite?

Nous étions couchés, pantelants, en cuillères, quand je sentis quelque chose de doux, quelque chose de chaud, quelque chose de bien dur s’immiscer entre mes cuisses. «Fork me, fork me good» lui susurrai-je en glissant ma main dans ses cheveux, derrière ma nuque.

Des amis à moi qui viennent d’avoir leur premier enfant se sont achetés une minifourgonnette. Ce qui, en soit, est dans l’ordre naturel et nord-américain des choses : d’abord, on forme un couple, ensuite, on tombe en cloque, on s’hypothèque une maison en banlieue et après, on se lance dans l’achat d’un véhicule familial dont la livraison précède de quelques jours l’accouchement. Ne reste plus ensuite qu’à se marier, se procurer un chien, des appareils électroménagers, un cinéma-maison et des anxiolytiques à profusion pour oublier la dépression nerveuse et voguer tranquillement sur le long fleuve tranquille du bonheur. Sur cette minifourgonnette, le concessionnaire à eu l’idée géniale d’apposer un autocollant arborant fièrement le slogan de son commerce: «La famille et l’amour, des valeurs sûres!». Lorsque je fis remarquer la chose à ma copine, elle fit la moue et me dit: «Je sais, c’est horrible d’associer des valeurs si belles et si fondamentales à un vulgaire paquet de tôle motorisé!»

Je n’ai pas osé la contredire, mais il est flagrant selon moi que ce n’est pas elle qui a raison mais bien Toyota Gatineau. Le consumérisme, la famille et l’amour sont bel et bien des institutions inextricablement liées, des mécanismes de pouvoir donc le but principal est de nous asservir. Si nous voulons vraiment nous réapproprier nos vies dans leur totalité, si nous voulons vraiment libérer nos désirs des griffes de la peur et de la domination, il est nécessaire de s’attaquer à ces institutions qui peuvent nous sembler à priori éternelles et immuables. Il faut s’y attaquer et les détruire comme nous le ferions avec toutes les autres institutions qui nous asservissent.

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Le monothéisme est la doctrine qui suppose l’existence d’un être miséricordieux, omnipotent, omniscient et omniprésent qui, pour une raison inexpliquée, n’a rien de mieux à faire que de s’intéresser à ma vie sexuelle.