Sodomie

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— Et la sodomie?

— Quoi, la sodomie?

— Ben… la sodomie. Tsé.

— Tu veux savoir comment ça s’est passé la première fois que je l’ai fait?

 — Voui.

 — Ça t’excite, quand je te donne tous ces détails, avoue…

 — Bien sûr. Sinon, je ne te les demanderais pas. Tu sais que je suis voyeuse… même de l’oreille.

 — Tu es une écouteuse, donc.

 — On ne peut rien te cacher, chérie. Alors? Comment c’était la première fois que tu t’es fait enculer?

— Tu vas l’écrire sur ton blog?

— Si c’est un bonne histoire, oui.

— Si ça ne l’est pas?

— J’ajouterai des détails scabreux.

— Ok, alors. C’était l’été, entre ma première et ma seconde année au cégep. Je travaillais pour la ville, à l’entretien des aménagements floraux. Ce soir-là, j’étais sortie faire la fête avec les étudiants qui travaillent avec moi. C’était chez l’un d’eux, ses parents étaient partis au chalet, alors on avait la maison, la cour et la piscine à nous tout seuls.

 — Je devine que la soirée était bien arrosée, pas juste grâce à la piscine…

 — Tu l’as dit, ma vieille. On était tous pas mal pompette. En tout cas, moi je l’étais presque autant que… ce soir!

 — Ha! Tu veux encore du vin?

 — Je pense que la tête me tourne assez comme ça, merci. Bref, on était tous pas mal imbibés et il y avait ce gars, un grand blond qui s’appelait Tommy, qui a mis son bras autour de moi et qui a murmuré à mon oreille que j’avais un joli cul, que je le faisais bander, qu’il connaissait un coin tranquille et qu’il aimerait bien me bourrer solide.

 — Tout un Don Juan. Et quelle subtilité dans l’approche.

 — Je lui ai répondu que sa petite bite molle ne m’intéressait pas et que je ne serais jamais assez saoule pour avoir l’inconscience de le laisser limer mon précieux popotin.

— Et?

 — Bah. J’ai continué à boire et j’ai fini par me retrouver dans un minuscule lit, avec sa langue qui glissait dans la raie de mon cul.

 — Maudite boisson.

 — J’étais complètement paf et molle comme une chiffe une fois arrivée au lit. J’étais à moitié nue et j’étais trop saoule pour enlever mon pull; il restait accroché sur le dessus de ma tête et ça me faisait rire aux éclats comme une idiote. Lui, m’a embrassé et a tiré mon soutien-gorge vers le haut, puis a léché mes seins. J’étais tellement bourrée que je le laissais faire tout ce qu’il voulait. Il a fini par me retourner et j’ai senti sa bite glisser entre mes fesses.

 — Bonjour le consentement.

 — Tu sais quoi? J’étais consentante. J’étais toutefois tellement ivre que je n’arrivais pas à m’exprimer autrement que par des gloussements d’ébriété.

 — Ça ne reste pas très chevaleresque de sa part.

 — Meh. C’est quand même ce qui s’est passé. Ce n’était pas un viol, hein.

 — Tant mieux si tu t’en es sortie sans être blessée et meurtrie.

 — Non, pas blessée du tout. Je n’ai même pas souvenir d’avoir eu mal. Avec tout l’alcool que j’avais ingurgité, je ne pouvais qu’être très détendue. Ça n’a pas duré très longtemps : il a grogné, gémi, il a marmonné un commentaire sur le fait que j’étais serrée et il est venu.

 — Tu as eu du plaisir?

 — Je me rappelle avoir assez aimé, oui… mais je suis tombée dans les vapes assez rapidement.

 — Finalement, comme première fois, ça aurait pu être pire.

 — Lorsque je l’ai revu, la semaine suivante, il était très poli avec moi, presque timide. On l’a refait, cette fois-là à jeun, lui en dessous et moi au-dessus. Je frottais mon clitoris contre son ventre. C’était hot.

J’ai un job de merde, mais je reste pour les avantages sociaux. Voilà ce que je me disais quand Léo est venu cogner timidement à la porte de mon bureau.

— Entrez, Monsieur Lebeau-Brunet. Et refermez derrière vous, je vous prie.

Je regarde le jeune comptable marcher d’un pas craintif vers moi. Je ne comprends pas comment le porteur d’un si mignon petit cul a pu se retrouver dans une profession aussi ennuyante, mais au fond, je m’en moque. Il n’y a que deux hommes qui travaillent dans ce bureau pourri et j’ai le bonheur, depuis la dernière restructuration organisationnelle, d’être leur supérieure hiérarchique. Bien entendu, Léo ne sait pas que Julien, son chef d’équipe, est déjà là, accroupi sous mon bureau, comme le petit chien obéissant qu’il est devenu depuis que j’ai la responsabilité de superviser son travail. Ce cher Julien… il peut bien passer au bureau pour un mâle alpha, avec ses pectoraux saillants et sa mâchoire de brute, mais moi je sais qu’il n’en est rien, car je n’ai eu qu’à claquer des doigts pour qu’il se retrouve nu, à genoux devant mon fauteuil de direction.

— Asseyez-vous, Leo. Ça ne vous dérange pas que je vous appelle Léo, n’est-ce pas ?

Je reste debout et lui fais signe de poser son mignon petit arrière-train sur mon fauteuil. Il me jette un regard inquiet, puis obtempère sans mot dire. Il a l’air drôlement impressionné, mais c’est bien compréhensible, puisque je porte mon uniforme de chasseresse : une jupe serrée qui tombe quinze centimètres au dessus de mes genoux, un chemisier négligemment déboutonné et ouvert sur un soutien-gorge de dentelle noire assorti avec un string que je lui montrerai sûrement tout à l’heure et surtout, les talons aiguilles les plus vertigineux qu’on puisse imaginer. Une tenue fort peu professionnelle, je l’admets volontiers, mais des plus adaptées à l’affaire qui m’occupe aujourd’hui.

— Vous êtes ici depuis quoi… trois semaines, Léo ? Je crois qu’il est temps que nous ayons une discussion franche et honnête.

Je m’assois sur le bureau, juste à côté de lui, en prenant bien soin de relever un peu ma jupe, pour lui montrer un peu plus de chair. Il se met à rougir, c’est trop mignon ! Léo est un employé modèle, toujours ponctuel, toujours bien coiffé et rasé de près, toujours empressé et désireux de plaire. Bref : l’employé soumis par excellence et le candidat idéal pour combler mes désirs. Alors que je lui parle, j’entends le bruit d’une fermeture à glissière et je le vois qui sursaute légèrement. Je me penche alors vers lui, l’obligeant à plonger son regard dans mon décolleté plutôt que de jeter un coup d’œil à ce qui se passe à l’étage du dessous.

— L’économie et le marché de l’emploi étant ce qu’ils sont, vous vous doutez bien que tous nos postes sont par définition précaires. Vous comprenez, Léo ?

Je lui déballe alors le baratin habituel du patron en situation de force, en lui faisant comprendre à mots plus ou moins couverts que son emploi ne tient qu’à un fil, qu’il doit faire preuve de polyvalence et de flexibilité – autrement dit, qu’il a intérêt à se plier à tous mes caprices. Alors que je lui sers mon laïus, j’entends de bruits baveux de succion en provenance de sous le bureau. Ce brave Julien s’est mis à l’ouvrage et lui suce la queue. Je me félicite alors de l’avoir si bien dressé. Léo se tortille le cul sur le fauteuil et je sens le besoin de rediriger son attention sur moi.

— Léo, regardez-moi et surtout écoutez-moi bien. Je vais vous laisser seul quelques instants pour que vous puissiez réfléchir à mon offre. Offre que je vous conseille fortement d’accepter, il va sans dire.

Je ne lui ai bien sûr fait aucune offre et je savoure son regard de naufragé qui tente désespérément de garder la tête hors de l’eau – et de se souvenir de ce que j’aurais bien pu lui offrir. En me relevant, je laisse tomber à escient mon stylo sur le plancher et je prends tout mon temps pour le ramasser, histoire de le laisser zieuter mes cuisses et mes fesses. Je quitte ensuite le bureau et ferme la porte en l’abandonnant aux mains – et à la bouche – de Julien.

Je me rends alors dans la pièce d’à-côté, les toilettes des hommes. Je ne risque pas de m’y faire surprendre, puisque je sais que les deux seuls employés de sexe masculin du bureau sont en « réunion ». Dans la première cabine, bien caché derrière une affiche, se trouve un trou que Julien a percé à ma demande et qui donne sur mon bureau. Je m’y colle l’œil après m’être assise sur la cuvette et je savoure le spectacle qui s’offre à moi : Léo, qui s’est déjà rendu compte (avec stupeur, sans nul doute) que c’est son collègue qui le suce, a le dos écrasé dans le fauteuil et les pantalons roulés autour des chevilles. Julien, qui ne porte que sa cravate, est à genoux devant lui, à peine sorti de sous le bureau. Quel contraste son corps offre-t-il avec celui de Léo ! Alors que le jeune comptable est mince, pâle et juvénile, Julien est baraqué, basané, poilu et presque caricaturalement viril. Ça ne l’empêche toutefois pas de pomper cette bite comme si sa vie en dépendait. Le voilà qui échappe la verge de Léo — peut-être pour reprendre son souffle… fuck ! Quel engin ! Qui aurait cru que le petit comptable cachait un tel monstre dans son caleçon ? Je comprends pourquoi Julien semble avoir mal aux mâchoires. Et cette courbe… je suis certaine que je pourrais en faire bon usage.

Julien se remet à sucer son collègue. C’est trop pour moi, j’ai l’entrecuisse qui baigne, il faut que je relâche la pression. Je relève ma jupe, j’envoie valser mon string et je glisse deux doigts sur mon pauvre clito qui commençait à se sentir un peu négligé. Patience, je vais avoir ma part du gâteau bien assez vite. Parlant de gâterie, voilà que Julien cesse sa fellation et se relève. Bien ! Tout se déroule exactement comme je l’avais prévu ! Il attrape Léo par le veston, le remet sur ses pieds, puis lui enlève ses vêtements un à un. Il se met ensuite à agacer les mamelons du jeune comptable, ce qui le fait soupirer assez fort pour que je puisse l’entendre à travers la cloison. J’espère que les filles des finances, qui travaillent de l’autre côté, ne l’entendent pas…

Julien couche Léo à plat ventre contre le bureau. Il s’agenouille ensuite derrière lui et se met à gentiment lui lécher l’anus. Je me demande pourquoi on appelle ça faire «feuille de rose»… le petit trou de Julien a plutôt l’air d’une étoile sombre… je crois que je lis trop de romans pornos. Visiblement, ce genre de truc plaît au petit nouveau : son visage est béat et il bave un peu sur mon sous-main (qui heureusement en a vu d’autres). Après quelques minutes de ce manège, Julien se relève et glisse un condom sur sa queue. Nous en sommes enfin au clou du spectacle ! Il retourne ensuite Léo comme une crêpe et relève ses jambes. C’est l’heure de la chevauchée sauvage ! Je me branle frénétiquement pendant que mon esclave salarié préféré glisse sa bite épaisse et bien bandée dans le cul de Léo, avec une lenteur presque insoutenable pour la spectatrice que je suis. Les traits du comptable se crispent, il s’accroche aux bords du bureau… et voilà que la pine est enfoncée jusqu’à la garde. Je soupire de plaisir en contemplant un autre employé non syndiqué se faire entuber par la gestion. Vive le capitalisme !

Je les regarde avec tendresse s’escrimer pendant quelques minutes avant de me relever, de réajuster ma tenue – sans toutefois remettre mon string, que je glisse dans la poche de mon tailleur – et de retourner dans mon bureau. Une fois entrée ; je feins la surprise :

— Quoi ? Mais qu’est-ce que je vois ? J’ai le dos tourné quelques minutes et vous voilà en train de faire des saloperies… et sur mon bureau en plus !

Léo, paniqué, tente de se relever, mais il est trop profondément embroché sur Julien pour espérer se dégager de son étreinte. Je m’approche donc de lui et je lui enfonce ma culotte dans la bouche.

— Petit dévergondé ! Après l’offre généreuse que je viens de te faire… comment me remercies-tu ? En te tapant ton chef d’équipe ! Quelle ingratitude !

Julien ponctue chacun de mes mots d’un coup de boutoir qui fait gémir Léo de façon audible malgré la culotte qui le bâillonne. Je me tais et je contemple un instant le spectacle attendrissant qui s’offre à moi. D’abord, mon jeune comptable, le cul écrasé sur mon bureau, les larmes aux yeux et la pine dressée d’où s’écoulent quelques gouttes de sperme. Puis mon adjoint, penché au dessus de lui et le ramonant vigoureusement en ahanant comme une bête. Ça me donne des idées pour le prochain party de Noël, tiens.

Je me débarrasse de mes escarpins, je relève ma jupe et me hisse sur le bureau. Accroupie au dessus du visage de Léo, je le enlève la culotte qui lui obstrue la bouche, puis je lui présente ma chatte comme un problème de comptabilité à résoudre.

— Lèche-moi de façon convaincante et peut-être vais-je décider de ne pas te congédier.

Son regard croise le mien, je crois qu’il tente de deviner si je blague ou si je suis sérieuse. You bet que je suis sérieuse, joli cœur ! Il se résout donc à glisser sa langue dans ma fente sans trop grimacer. Ouf ! Il est doué, le petit salopard ! sa langue s’enroule autour de mon clitoris avec juste assez d’insistance que j’en tremble de bonheur. Voyons maintenant jusqu’où il peut aller sans s’étouffer… je m’assois carrément sur son visage et son nez s’écrase contre mon pubis. Sa langue se glisse dans mon vagin, elle se courbe et vient me caresser juste au bon endroit… et chaque coup de reins que Julien assène à Léo la fait pénétrer un peu plus, comme si je me faisais baiser par une bite miniature.

Après un orgasme du tonnerre de dieu, je fais signe à Julien, qui se retire sans avoir joui – il n’aurait jamais osé le faire sans ma permission, je l’ai fait expressément inscrire dans son contrat de travail. Léo se relève péniblement, je prends sa place sur le bureau, puis je lui ronronne à l’oreille:

— Viens ici et baise-moi, mon minet.

Sans surprise, il ne se laisse pas prier et le voilà sur moi en moins de temps qu’il le faut pour dire « rapport trimestriel », bandant comme un âne dans sa capote, prêt à m’offrir ses services professionnels. Alors qu’il me baise avec enthousiasme, je glisse deux doigts sur mon clito, histoire décoller en vitesse et ne pas m’écraser en plein vol. Quant à Julien, il s’est placé debout sur le bureau, au dessus de ma tête, et offre sa queue à Léo pour qu’il la tète. La vue d’ici est imprenable et suffit à me faire basculer une fois de plus dans l’orgasme.

Après avoir repris mes sens, je constate que ce vaurien de Julien en a profité lui aussi pour jouir, sans avoir obtenu au préalable ma permission. Il a tellement éjaculé dans la bouche de Léo que le menton et la joue gauche du comptable sont barbouillés de foutre. Ce geste d’insubordination ne restera pas impuni, il ne perd rien pour attendre celui-là. Je crois que je vais lui faire une déduction sur son salaire.

— Prenez congé le reste de la journée, Monsieur Lebeau-Brunet. Allez ouste, hors de mon bureau et je vous attends demain matin à huit heures précises pour terminer cet entretien. Soyez à l’heure, c’est dans votre intérêt.

Il ramasse ses fripes en vitesse et s’habille maladroitement, la bite si raide qu’il a du mal à remettre son pantalon. Il a le visage couvert de sperme séché, ça lui donne un petit air de…

— Nadine ! Nadine !

La secrétaire sursauta à l’appel de son nom. Devant elle se tenait le comptable et il n’avait pas du tout l’air content.

— Ou… Oui Monsieur Lebeau-Brunet ?

— Encore en train de rêvasser, à ce que je vois. As-tu fini de préparer le tableau que je t’ai donné ce matin ? J’ai rendez-vous avec notre chef d’équipe dans dix minutes et il me le faut absolument.

— C’est que… je… je croyais que j’avais jusqu’à demain matin, et…

— Dois-je comprendre que ce n’est pas prêt ?

— Je vais le faire avant de partir ce soir, je vous le promets.

— Tu as intérêt à le faire. Et tu peux oublier les heures supplémentaires, même si tu n’es pas sortie d’ici avant minuit. Je suis déçu, Nadine. Très déçu. Je vais le mentionner à Julien et on en discutera certainement lors de ton évaluation probatoire.

Le gringalet lui lança une moue dédaigneuse et lui tourna les talons. «Quel beau salopard !» se dit Nadine en reluquant furtivement son popotin. «Dire qu’il a au moins dix ans de moins que moi et qu’il a déjà dix fois plus de pouvoir que moi dans ce bureau pourri… crisse que j’ai hâte à la retraite !»

Elle ouvrit alors Excel et se remit au travail.

« Ce n’est pas parce que tu es trop fauchée pour t’acheter une voiture qu’on va renoncer au plaisir de s’envoyer en l’air sur la route », me dit-elle en enfilant un de ses uniformes de salope préférés. Pendant que j’ajuste mon porte-jarretelles, elle appelle un taxi que nous sortons attendre sur le trottoir. Je ne peux pas m’empêcher de penser que nous avons l’air de deux tapineuses égarées dans ce tranquille quartier petit-bourgeois.

Quinze minutes plus tard, le taxi se gare juste devant nous. Le chauffeur n’a pas l’air très propre, il est gras, quinquagénaire et sent le tabac. Il ne sort pas pour nous ouvrir la portière — y a-t-il encore des chauffeurs de taxi qui font pareille chose?

Sur la banquette arrière, elle écarte les cuisses dès que le taxi démarre. Elle attend de moi que je prenne les choses en main, comme d’habitude. Alors, je la caresse, d’abord en effleurements très délicats, puis carrément en enfonçant la soie de sa culotte avec les doigts, dans son sexe entrouvert. Elle ne peut réprimer un spasme, un hoquet.

Le chauffeur fait mine de rien, même si, grâce au rétroviseur, il n’en perd pas une miette.

— Elle va me lécher ma fente. Ne vous en faites pas, elle a l’habitude, elle est très propre… nous ne mouillerons pas le capitonnage.

Il ne répond pas. Des gouttes de sueur perlent sur son front.

— Vous savez, elle aime beaucoup se faire enculer pendant qu’elle broute mon minou, alors si vous connaissez un coin tranquille, on pourrait…

Coup de volant, accélération brusque : je n’ai même pas le temps de finir ma phrase que nous sommes garés sous un viaduc  faiblement éclairé par la lumière jaunâtre d’une lampe sodium. Tags hiéroglyphiques, rebuts divers sur le sol crasseux, odeur d’urine : le décor est parfait.

Il se tourne vers nous, attend, silencieux. Elle sort alors de la voiture, retire en vitesse sa jupe et sa culotte et se glisse entre mes cuisses, cambrée à l’extrême, cul nu, dans même un regard pour le chauffeur — qui après quelques secondes, vient se débraguetter derrière elle.

Vautrée sur la banquette, les jambes bien écartées, je me laisse lécher le bouton en contemplant ses seins qui ballotent au dessus de son soutien-gorge. Le chauffeur a fini par prendre de l’assurance; il besogne avec vigueur et application. Je lui fais remarquer que  le compteur tourne toujours. Entre deux grognements, il précise que la course est pour lui. Quand à elle… elle en a plein la bouche, plein le cul : elle est heureuse.

Juste avant de jouir, le chauffeur renifle et grogne comme un animal blessé. Il s’arc-boute, se crispe, crache en l’air quelques « câlisse » et quelques gouttes de foutre bien profond en elle qui, la tête posée sur mon pubis, ronronne de plaisir en bavant.

Elle remet sa culotte, il remonte sa braguette. Elle rajuste sa jupe, il se laisse choir lourdement à sa place et redémarre. Nous restons tous les trois silencieux. Elle pose sa tête sur mon épaule et me caresse la cuisse. Moi, je regarde défiler la nuit, dans toute son étrangeté.

Arrivées à destination, le chauffeur se donne cette fois-ci la peine de venir nous ouvrir la portière. Elle sort en premier et s’éloigne en tortillant exagérément son popotin. Il me prend à part, me tend sa carte d’affaires et me dit :

— Appelez-moi quand vous voulez. Vraiment. Je suis sérieux.

Mon petit doigt me dit que j’ai bien fait de ne pas m’embarrasser d’un prêt-auto.

Elle se plaint depuis des semaines devant le miroir. Elle se trouve moche, elle n’aime pas ses fesses, exhibe sous mon nez une culotte de cheval imaginaire, me dit qu’elle n’est plus d’un amas de capitons et de vergetures.

En désespoir de cause, je l’amène dans ce parc où, la nuit, des satyres aux sens enflammés hurlent à la lune et copulent entre eux dans les fourrés à défaut de pouvoir s’offrir la chair douce et rosée d’une femme complaisante. Dès qu’ils l’aperçoivent, ils se ruent sur elle, ils réduisent ses vêtements en charpie, la baisent, la traitent comme une chose et surtout l’enculent à répétition, vénèrent son cul et y reviennent sans cesse, jusqu’à la barre du jour, jusqu’à ce que les heures abolissent les sexes, abolissent les êtres, les transformant en magma sublime de chairs indifférenciées.

Rien ne sera plus comme avant. Elle est enfin libre, apaisée : son cul est devenu le centre de gravité de l’univers.

Samedi soir, Olga reçoit six amis chez elle pour une orgie.

Julie s’est bien assurée que la personne qui la prend en levrette porte un condom. Joë est gay et porte une cagoule. Marc est exclusivement hétérosexuel. La personne qui porte des bas résille a 25 ans. La femme de 35 ans est lesbienne. Pierre se fait sucer par une personne de 20 ans. La femme qui porte des talons aiguilles se fait prendre par les deux bouts. La personne de 19 ans est homosexuelle. Olga a 30 ans et ne baise que des personnes qui ont au moins son âge. La personne tatouée lèche le cul d’une femme de 40 ans. Annie est dans la trentaine. Martine encule avec son gode-ceinture une personne qui porte un soutien-gorge. Et seule la personne âgée de 29 utilise un contraceptif.

Qui reste dans son coin et se branle, solitaire?

(La réponse lundi, bande de joyeux pervers!)

Tu resterais de glace si je te lisais Le con d’Irène en me limant le con avec une glace à la lime?

Tu lécherais jusqu’à l’orgasme mes larmes sur ma cornée?

Tu recruterais pour moi des légions d’étrangers sans visas et sans visages pour récolter un bain de foutre et m’y tremper?

Et si je badinais avec un aveugle, tu laisserais son chien me monter?

Tu m’accompagnerais, nu, bâillonné, tenu en laisse, à la manif du huit mars?

Tu éjaculerais ta morve sur mon palais si je suçais ton nez comme une verge?

Tu me servirais ton sang et ton sperme mêlés dans un calice, pour que j’y trempe les doigts qui fouilleraient ton fondement?

Tu me lierais à une table, jambes et bras écartés, putain absolue sans préférences ni états d’âme, pour me mettre à l’abattage?

Tu éclabousserais de foutre ton bulletin de vote pendant que je te lèche le cul dans l’isoloir?

Tu me laisserais agrafer ton prépuce à ton nombril et ton scrotum à tes cuisses?

Tu placerais des araignées sur ma chatte après m’avoir ligotée nue dans le jardin?

Tu me laisserais, moi fille de Loth, abuser de toi, plongé dans le sommeil de l’ivresse, pour te donner une postérité mâle?

Tu t’amputerais un doigt, celui qui te sert à me faire jouir, pour que je le vénère comme relique?

Tu téterais mes seins assez longtemps pour que je puisse t’allaiter, moi qui n’ai jamais enfanté?

Tu installerais un godemiché sur l’escarpolette du parc du quartier pour que je puisse au grand jour m’y amuser?

Tu m’expliquerais par l’exemple ce que veut dire le mot «bradycubie »?

Tu te ferais tatouer la phrase «j’ai léché Anne Archet» sur la langue?

Tu renierais ton dieu pendant que je me frotte la vulve sur le livre saint de ton choix?

Tu me laisserais placer ton cigare dans mon sexe pour que je puisse faire des ronds de fumée?

Tu viendrais boire le sperme de ton grand-père qui s’écoule de ma chatte surmenée?

Tu resterais raide et immobile sur la civière de la morgue pendant que je te chevauche éperdument?

Tu servirais à tes anciens camarades de classe le vin qui aurait servi à me faire un lavement?

Tu me laisserais te regarder pendant que tu te sers d’un trou dans un tronc d’arbre comme tu te serais servi de mes propres orifices?

Tu m’épierais pendant que je te trompe avec un bossu, une femme à barbe, un cul-de-jatte, un grand brûlé?

Tu me laisserais mordre ton gland pour que je puisse boire, au dernier moment, deux fluides vitaux plutôt qu’un seul?

Tu me construirais un Roméo mécanique sur lequel tu me ferai perdre la raison chaque soir entre dix-neuf et vingt heures?

Tu goûterais, accompagnés de caviar de beluga, mes excréments tartinés sur un craquelin de seigle?

Tu me laisserais vider mes glandes de Skene sur ton édredon de plumes d’eider ?

Tu m’achèterais un costume d’infirmière pour que je puisse aller sucer les cancéreux sur leur lit de mort?

Tu me laisserais t’accrocher le gland sur un hameçon pour que je puisse jouer à la pêche miraculeuse?

Tu me filmerais pendant que je débauche ta mère avec un gode ceinture?

Tu emballerais ton braque d’un savant kokigami pour que je puisse l’offrir à ma petite cousine pour son anniversaire?

Tu placerais une braise sur mon nombril pendant que je me masturbe, moi qui brûle d’amour?

Tu me laisserais insérer de petites billes d’acier dans ton urètre pour pouvoir ensuite les voir jaillir avec ton foutre?

Tu vendrais ton père, ta patrie et ton âme au diable pour que je jouisse une fois de plus, une seule fois?

Alors ne viens pas me dire que tu m’aimes.

« Je n’embrasserai jamais une femme » me dit-elle, un an avant que sa langue, alourdie par le drambuie, ne glisse entre mes lèvres et sur mes dents.

« Je ne laisserai jamais une femme me caresser » me dit-elle, un an avant que je ne soupèse ses seins et pince ses mamelons sous son pull de laine.

« Je ne toucherai jamais le sexe d’une femme » me dit-elle, un an avant qu’elle ne fasse voler ma culotte à travers sa chambre.

« Je ne laisserai jamais une femme poser sa langue sur moi » me dit-elle, un an avant qu’elle ne me laisse goûter les sucs salins qui enduisaient ses lèvres vénériennes.

« D’accord, mais j’espère que tu ne t’attends pas à ce que je te rendes un jour la pareille » me dit-elle, un an avant que je ne caresse, entre mes cuisses, la cascade rousse et soyeuse de sa chevelure.

« Mon cul ? Pas question qu’une femme y touche ! Ni un homme, d’ailleurs : c’est trop sale » me dit-elle, un an avant d’agiter des hanches en soupirant pour que mon pouce fouille plus profondément son fondement.

« Range moi ce gode ceinture sur le champ. Je ne veux jamais plus entendre parler de ces trucs pervers de lesbienne dégénérée » me dit-elle, un an avant que je ne la besogne, le dos sanglant labouré par ses ongles fraîchement manucurés.

« Je ne cesserai jamais de t’aimer » me dit-elle, un an avant qu’elle ne parte avec la moitié des meubles de l’appartement.

Ou la philosophie dans le 3½
(transcription de cinq enregistrements numériques)

(Lire la suite.)

Nom du fichier : conference04.wav

AA : Anne Archet, conférencière doublement pénétrée
LB : Louis Berthier, artiste embroché
SB : Simone Bechara, lesbienne spermophage
L : Lucifer, poète enculé
S : Stella, prostituée de Babylone
F : Fido, soumis bien membré

[Début de l’enregistrement]

[Bruits de manipulation de micro.]

AA : Je ne finirai jamais, au rythme où vont les choses… je ne sais même plus où j’en suis rendue…

[Bruits de manipulation de micro.]

AA : Hum… bon. Je pourrais… ok. L’insurrection.

L’anarchie n’est pas un programme politique; c’est une affaire de volonté — ou de désir, comme le disaient Deleuze et Guattari. Créer de nouveaux agencements, de nouvelles valeurs, de nouvelles façons d’interagir, de nouvelles façons d’aller au bout de nous-mêmes.

La stratégie que je vous propose est insurrectionnelle. L’insurrection n’est pas une solution idéologique à tous les problèmes de la terre, ni une marchandise de plus sur le marché sursaturé des idéologies et des opinions, mais une pratique destinée à mettre un terme à la domination de l’État et la reproduction du capitalisme. L’insurrection n’est pas une utopie. Elle n’a pas de système ou de modèle de société idéal à offrir à la consommation publique. L’insurrection doit se comprendre comme processus et non comme une fin — c’est un processus d’émancipation, de rupture, c’est le soulèvement en tant que tel.

La liberté qui ne peut être vécue qu’une fois la république instaurée, qu’une fois la révolution accomplie, qu’une fois le communisme advenu n’est qu’un mensonge des apprentis sorciers, des aspirants maîtres de l’État. Continuer la lecture →

Ou la philosophie dans le 3½
(transcription de cinq enregistrements numériques)

Nom du fichier : conference02.wav

AA : Anne Archet, conférencière interrompue
LB : Louis Berthier, artiste subventionné
SB : Simone Bechara, lesbienne radicale
L : Lucifer, poète sans abri

[Début de l’enregistrement]

[Bruits de manipulation de micro.]

AA : «Individualisme, aristocratie et anarchie», par Anne Archet. Suite et fin.

L’individualisme de Nietzsche est aristocratique dans le sens où il est convaincu que tous les individus ne sa valent pas : il y a les forts et les faibles. L’erreur est de comprendre ces termes dans le cadre des relations sociales actuelles et surtout de croire que « forts » veut dire « bourgeois », « maîtres » ou « dictateurs » et que « faibles » veut dire « prolétaires », « esclaves » ou « opprimés »; la pensée de Nietzsche est beaucoup trop complexe pour tomber dans un tel manichéisme.

Nietzsche distingue plutôt la force et de la faiblesse, la volonté de puissance ascendante (qui va dans le sens de la vie) et la perversion de cette volonté (lorsqu’elle se heurte à des obstacles comme la morale, la religion ou la société), perversion qui fait que l’individu retourne sa volonté contre lui-même, s’affaiblit et éventuellement s’autodétruit. Le fort et le faible ne sont donc pas nécessairement deux individus séparés et distincts dont l’un réduirait l’autre en esclavage; ce sont plutôt deux tendances en lutte qui coexistent chez l’individu, le tirant tantôt vers le bas, tantôt vers le haut.

Le fort — l’aristocrate étymologique, le meilleur — et le faible ne sont donc pas deux individus séparés dont l’un réduirait l’autre en esclavage. Il s’agit plutôt de deux tendances qui tirent l’individu tantôt vers le bas, tantôt vers le haut. L’individu fort est celui qui s’est placé dans des conditions de vie qui favorisent la tendance ascendante de sa volonté et qui parvient à faire triompher en lui les forces positives. Le faible est celui qui renonce à lui-même, qui a honte de son égoïsme, qui préfère se dominer lui-même, dominer ses passions, ses instincts, plutôt que d’exercer sa puissance vers le monde extérieur.

Le fort est un « homme supérieur », c’est un individu qui…
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Charlie était un amour ; j’en étais folle. Il était grand, il était beau, il était blond, il avait le corps d’un dieu grec qui se serait échappé des frises du Parthénon et avait des yeux outremer que je pouvais contempler pendant des heures sans discontinuer. Et quand je dis « des heures », ce n’est pas une simple figure de style, parce que Charlie n’avait que deux passions : l’acide lysergique et le conduit sodomique des demoiselles. Et puisque j’étais adepte à l’époque autant les psychotropes que l’amour anal, nous formions un couple joliment assorti, uni dans la débauche et le délire chimiquement induit. Nous nous donnions rendez-vous chaque semaine à son appartement ; nous décollions ensemble les yeux dans les yeux le samedi — et nous atterrissons ensemble le dimanche, lui derrière et moi devant.

Ce samedi-là, j’en avais pris beaucoup plus qu’à l’accoutumée… 150 ou 200 microgrammes si ma mémoire est bonne. Ce qui selon toute vraisemblance explique ce que j’ai pu voir par la fenêtre du salon…

— Fuck ! Charles ! Viens voir !

— Quoi ? Quoi ? Qu’est-ce qui se passe ? me répondit un Charlie phosphorescent avec une voix qui semblait provenir de l’intérieur de mon crâne.

— Les flamants roses !

— Les flamants roses ?

— Oui ! Sur la pelouse ! Ici !

— Je sais. C’est la concierge qui les a…

— Mais regarde ! Regarde donc ! Ils baisent !

— Anne, ils sont en plastique.

— Celui-ci la prend par-derrière ! Et celle-là le suce avec son énorme bec…

— Ha ha ha ! J’en connais une qui a eu les yeux plus gros que la panse ! Tu te limiteras à la dose que je te donne, la prochaine fois… conclut Charlie en retournant s’étendre sur le sofa.

Je ne sais pas combien de temps j’ai passé à me scandaliser des mœurs dépravées des flamants roses en plastique. Ils avaient tous plus ou moins des attributs humains  : certains avaient au bout des ailes des mains aux longs doigts filiformes dont ils se servaient pour titiller les seins ronds comme des melons des femelles qui étaient affublées de longs cils exagérément recourbés. Elles adoptaient des postures alanguies et complaisantes pour faciliter la pénétration des verges énormes de leurs volatils partenaires, des bites multicolores au gland noueux et congestionné qui crachaient à répétition un foutre épais et rose ressemblant à s’y méprendre à du savon liquide à vaisselle rose. Je vis un mâle, goguenard, qui branla son membre et vint asperger deux femelles qui, indifférentes à cette libation, continuaient de se faire minette avec des langues luisantes de cyprine. Je vis dix de ces échassiers s’aimer virilement en s’enculant mutuellement jusqu’à former un cercle particulièrement vicieux. Je vis même une de ces décorations de jardin en plastique chanter Tico tico et La vie en rose avec la voix d’Alys Robi pendant que ses deux amants la prenaient l’un dans le con et l’autre dans le cul.

J’étais si bouleversée par ce spectacle que j’en tremblais.

— Charles ! Charles ! Je te dis qu’ils baisent sur ta pelouse ! En public ! Fais quelque chose !

— Calvaire ! Là, ça suffit…

— Mais… mais… mais… qu’est-ce tu fais ? Ma jupe !

— Je vais t’enculer jusqu’à ce que tu te la fermes, bordel !

Avec son index, il fit descendre ma culotte, écarta mes fesses et je sentis son gland, humide de sperme et de KY, buter contre mon petit trou.

— Pas devant la fenêtre… non… les voisins… le suppliai-je.

— Aucun danger : ils sont tous occupés à regarder les flamants roses ! me répondit Charlie en enfonçant son pieu jusqu’à la garde dans mes entrailles.

(Ce texte a été publié dans le dernier numéro du magazine FA, avec trois illustrations de Thierry Labrosse. Courez vous le procurer : l’empire Quebecor a besoin de vos sous.)

— Un instant, j’arrive !

Jeanne D’Arc Bédard déposa son plumeau sur la table, rajusta sa coiffure argentée et marcha d’un pas rapide vers la porte. Elle déverrouilla les deux serrures et les trois loquets et ouvrit : c’était la fille de la voisine.

— Noémie ! minauda-t-elle. Entre, ma chérie !

Jeanne d’Arc connaissait bien Pierrette, la maman de Noémie. Depuis son mariage, elle avait tant souhaité avoir une fille… ce qu’elle eut, après sa cinquième grossesse. « Comme elle a grandi ! » pensa Jeanne d’Arc en contemplant la mignonne et innocente fillette de treize ans qui se tenait devant elle, sur le pas de sa porte, les mains derrière le dos et la mine espiègle, avec ses boucles blondes, son chemisier blanc, sa jupe écossaise et son tablier rose.

— Bon après-midi M’dame Bédard, dit la gamine en souriant gentiment. J’pourrais vous emprunter un bâtonnet de beurre ?

— Mais bien sûr, chérie ! répondit la ménagère et lui indiquant du doigt le chemin de la cuisine. Tes parents sont déjà rentrés ?

— Non, madame. Grand-m’man va seulement avoir son congé de l’hôpital mercredi prochain, alors ils vont lui tenir compagnie encore trois jours. En attendant, je fais l’ménage pour que tout soit propre lorsque maman va revenir. Hier, j’ai passé le balai et j’ai récuré le bidet… et ce matin, j’ai brossé les tapis et battu les chiens.

— Voilà qui est tout à fait charmant ! Quelle grande fille tu fais ! Et tes frères, comment vont-ils ? Ils doivent vraiment être contents d’avoir une sœur aussi sage…

— Oh, j’espère bien ! C’est rudement gentil à eux de s’occuper de moi… c’est une grosse responsabilité, pour eux, vous savez.

Jeanne d’Arc fouilla dans le frigo, trouva le beurre et le tendit à Noémie.

— Voilà, ma grande. Tu es si mature, pour ton âge… le beurre, c’est pour préparer tes délicieux sablés pour tes frères ?

— Merci m’dame Bédard, dit Noémie en offrant à la vieille dame un sourire radieux et angélique. Non, c’est pas pour les biscuits — je les ai cuits avant le déjeuner et c’est pour ça que j’ai plus de beurre. J’en aurais bien acheté avec l’argent que maman m’a laissé, mais Martin Poirier s’est pointé à la maison avec une caisse de bière pour regarder le match à la télé avec mes frères et ils sont maintenant tous trop saouls pour conduire jusqu’au supermarché.

— Oh la la, comme c’est vilain. Tes frères sont bien chanceux d’avoir une petite sœur aussi sérieuse et dévouée que toi, qui est prête à tout pour prendre soin d’eux par dessus le marché. Tu es donc venue emprunter du beurre pour leur préparer une petite gâterie, n’est-ce pas ?

— Oh oui, madame, répondit, tout sourire, la fillette. C’est qu’voyez-vous,il ne reste plus de KY et les garçons veulent vraiment beaucoup beaucoup m’enculer !

Elle huila généreusement ses mains, les frotta puis les posa sur les épaules de son client.

— Oh la la, mais qu’est-ce que tu peux être tendu, Éric! Tes muscles sont noués comme de la corde de navire…

— Marilou, je deviens fou… soupira-t-il.

— Tu vois toujours ces deux mecs? demanda-t-elle en lui frottant le dos.

— Ouais… je culpabilise à mort. Mais je les aime tous les deux.

— Et aucun d’eux ne connaît l’existence de l’autre?

— Jamais de la vie! Ça leur briserait le cœur, c’est certain.

— Hum… grogna-t-elle d’approbation.

— Ils sont si semblables. Ils ont la même taille, les mêmes cheveux, ils ont les mêmes goûts, surtout quand vient le temps de…

— De…?

— De… tu-sais-quoi. Iils ne me prennent qu’en levrette… et après, ils aiment tous deux… jouer avec mon cul, dit-il en riant nerveusement.

— Vraiment?

— Je te jure. Je n’ai jamais rencontré de tels amateurs de fesses… on dirait qu’ils n’arrivent pas à les laisser tranquilles!

— Je vois… parlant de tes fesses, chéri…

— Quoi?

— Quelqu’un les utilise pour jouer à tic-tac-toe.

— Hein?

— Une partie par miche. Celle de gauche a trois «X» en diagonale. Qui a gagné, tu crois? demanda la masseuse en pouffant.

— Oh… oui…

— Je t’avais dit que je ferais un grand garçon de toi.

— Hum… et moi… Je n’aurais jamais cru que j’aimerais autant me faire sucer par un mec. Encore moins par un coéquipier, dans le vestiaire, après un match…

— Tu n’as encore rien vu, joli cœur. Viens prendre par en arrière le corps de ton quart-arrière.

— Je n’osais pas le demander.

— Attends, je vais me placer comme ça… Oh! Oui! Enfonce bien ta langue… Salaud! Tu sais t’y prendre…

— Je t’ai mis de la bave jusqu’aux couilles. Ça te fait bander, mon cochon.

— Tu vois comme je m’ouvre? Allez, viens, prends-moi, je suis prêt.

— Oh… je…

— Ouf! Doucement… je… Oui!

— C’est si… hum… serré… je…

— Oui! Oui!

— Je crois que je vais… Oh!

— Vas-y! Vas-y! Viens!

— Ahh! Ahh! AAAAAHHHHRRRGG!

— Oh oui.

— Ooooh.

— Je comprends maintenant pourquoi ils t’on choisi comme botteur de précision. Alors, c’était bon?

— Très, même.

— Tu as aimé m’enculer, espèce de vicieux?

— J’ai adoré t’enculer, espèce de pervers.

— Tu crois que c’était pervers? Attends, je connais un truc qui va te renverser cul par-dessus tête.

— Qu’est-ce que c’est? Tu veux que je te bourre encore le fion?

— Je veux que tu le bourres comme jamais il n’a été bourré.

— Tu veux que je le bourre à le faire éclater?

— Oui! Et je veux que tu le fasses avec ça!

— Avec… ça?

— Ouais! Je veux que tu m’encules jusqu’à ce que je tremble de plaisir!

— Mais… c’est une boîte de délicieux macaronis au fromage Kraft®, si utiles lorsque la fringale nous prend et que le temps nous manque!

— Oh oui! Pour moi, c’est Kraft Dinner™ ou rien!

Crème glacée, limonade sucrée,
À qui pensez-vous quand vous vous branlez?

Vole, vole, vole que je t’aime,
Viens ici ma chère Annie.
Ma langue glisse dans ton oreille,
Un doigt chatouille ton mimi:
Ah oui! (il faut sortir) Youpi!

Pas hier soir, mais le soir d’avant,
Quarante violeurs sont venus cogner à ma porte
Et voici le message qu’ils ont laissé:
Madame, tournez-vous de bord, (ter)
Madame, touchez à terre, (ter)
Madame, relevez votre croupe, (ter)
Madame, présentez votre rosette, (ter — en sortant de la corde)

Je veux manger une gourgandine,
Je veux manger une traînée,
Le minou
Le bouton
Le p’tit trou
Et aussi les gros lolos
Qu’il faut téter comme il faut
(il faut sortir)

À la ferme de Bruno,
Je me fais prendre par derrière
Par toutes sortes d’animaux,
Y’en a des p’tits, y’en a des gros,
Mais celui que je préfère,
C’est…
(Une catin entre en nommant un animal et saute quatre fois en
l’imitant. À chaque saut, toutes les autres en imitent le son.
La débauchée sort, on reprend le refrain et une autre entre avec un
nouvel animal…)