Textes portant l'étiquette « Voyeurisme »

Des fenêtres sous la pluie

19 avril 2013

C’est toujours quand je m’y attends le moins que l’homme qui habite en face de chez moi se met à se masturber devant la fenêtre de sa chambre.

La première fois que c’est arrivé, j’en ai perdu tous mes moyens. Je crus d’abord qu’il ignorait que je pouvais le voir, alors je fis celle qui n’avait rien vu et je fuis illico ma propre chambre en éteignant la lumière derrière moi. Ce qui me troublait particulièrement, c’était que ce type n’était pas un parfait inconnu. Je l’avais déjà croisé sur le trottoir, je l’avais même déjà salué à quelques reprises alors qu’il rentrait chez lui avec sa femme. Il me semble même avoir enseigné à son fils il y a une dizaine d’années, quoique je n’en sois pas certaine – je crois bien l’avoir déjà croisé à une rencontre de parents. À ce moment, j’étais convaincue qu’il serait mort de honte s’il avait su que je l’avais vu se polir l’engin.

La deuxième fois que c’est arrivé, il était debout devant sa fenêtre et je pouvais le voir de profil. Je l’ai observé pendant trois ou quatre secondes et j’ai ensuite éteint la lumière. Mais cette fois-là, au lieu de tourner les talons et quitter à la hâte ma chambre, j’ai plutôt fermé la porte et je me suis doucement approchée de ma fenêtre pour le regarder. La sienne étant plutôt une porte patio, je fus à même de l’admirer de pied en cap et de constater que son pantalon était autour de ses chevilles. Il finit par se tourner et je pus constater à quel point il était velu : des poils sombres et touffus couvraient sa poitrine, son ventre et son pubis. J’aime beaucoup les hommes poilus, j’aime la sensation sur ma peau. Et je pouvais voir sa queue, bien entendu. Elle était longue et bien épaisse, comme la main qui était enroulée autour d’elle et qui la caressait de haut en bas. Son regard était sérieux et concentré sur ce qu’il faisait. Le mien aussi : je n’en manquais pas une miette. J’eus une bouffée de chaleur et de désir quand je le vis renverser la tête vers l’arrière, ouvrir la bouche comme s’il faisait mine de crier. Ma main se fraya inconsciemment un chemin entre mes cuisses, sous ma culotte. Je mouillais abondamment. J’ai joui quelques instants après lui.

La troisième fois que c’est arrivé, il faisait carrément face à ma fenêtre. J’avais placé un fichu de coton rouge sur ma lampe de chevet pour tamiser la lumière juste assez pour me sentir en sureté, mais de façon à laisser aussi assez de clarté pour qu’il puisse m’observer à sa guise. Je portais un string en dentelle et un soutien-gorge transparent. Fébrile comme une pucelle lors de son premier rendez-vous, je tremblais comme une feuille. J’étais déjà sur le point de jouir au moment où mon doigt se posa sur mon clitoris et j’eus le temps de venir trois autres fois avant qu’il n’éjacule. Cette fois-là, je vis son foutre éclabousser la fenêtre comme mille gouttes de pluie opalines. Lorsque ce fut fait, nos regards se croisèrent pendant un long moment. Il ne souriait pas – moi non plus. Il sortit de sa chambre sans éponger la vitre; moi, je restai longtemps assise sur mon lit, troublée par ce qui venait de se produire, me demandant d’où pouvait bien provenir cette tendance au voyeurisme incongrue qui ne s’était jamais manifestée chez moi par le passé.

La quatrième fois que c’est arrivé, nous étions tous les deux nus. Mes mamelons étaient durs et je les pinçais pendant qu’il me regardait. Je le voyais caresser sa bite qui lentement se gorgeait de sang en relevant fièrement la tête. Je posai un pied sur la chaise de la coiffeuse et adoptai une posture qui lui permettrait d’avoir une vue imprenable sur ma chatte qui s’était éclose juste pour lui. Je le voulais dans la chambre, avec moi, je le voulais à l’intérieur de moi – je le voulais plus que tout ce que j’avais pu vouloir auparavant. Ses mouvements étaient plus lents que la fois précédente, comme s’il voulait se laisser tout le temps de me regarder. J’eus un orgasme, puis deux, puis trois en ne quittant pas sa main et son sexe des yeux. J’aurais voulu me mettre à genoux entre ses jambes et prendre dans ma bouche. J’aurais voulu le goûter. Ma bouche s’ouvrit machinalement lorsqu’il jouit, comme si j’avais pu attraper son foutre qu’il étala, encore une fois, sur la fenêtre. Les scénarios les plus fous envahirent mon esprit : s’il ouvrait sa fenêtre, si j’ouvrais la mienne…

La dernière fois que c’est arrivé, c’était le premier orage du printemps. Il pleuvait si fort qu’on voyait à peine à travers les fenêtres. J’ai fini par me retrouver, comme lui, écrasée contre la vitre et lorsque nous eûmes tous deux joui, les fenêtres étaient maculées de bave, de foutre, de cyprine, de sueur et de la brume de notre souffle oppressé. Du bout du doigt, je traçai en lettres inversées « XU∃V ∃T ∃ᒐ ». Il me répondit « MOI AUSSI ». Un étrange sentiment d’intimité partagée m’envahit, même si deux vitres, une dizaine de mètres et des trombes d’eau me séparaient de l’objet de mes désirs.

Depuis, chaque fois que je le croise dans la rue – la plupart du temps en compagnie de sa légitime – nos regards se fuient, ne se rencontrent jamais. Je souris à sa femme et je les salue, mais nous agissons, lui et moi, comme si nous étions de parfaits étrangers. Pourtant, je me sens chaque fois le rouge me monter au front et ma culotte s’imbiber de mouille. Je jette alors un regard furtif sur sa braguette dans l’espoir d’y détecter la bosse qui trahirait son désir. Parfois, elle est là. Parfois, il se place afin qu’elle soit moins perceptible. Toujours est-il que je suis continuellement dans un état d’excitation insoutenable. J’attends impatiemment que le soleil se couche, que vienne l’orage, que nous puissions nous unir fois de plus. Et surtout, je me demande si, un soir de pluie, il viendra maculer ma fenêtre ou si je serai celle qui prendra les devants et irai mouiller la sienne.

Pompe et circonstance

17 avril 2013

Un soldat du feu quadragénaire (et Français)
Ses collègues féminines, nues, a filmées.
Ne venez surtout pas nous demander, après,
Pourquoi les filles hésitent à faire des pompiers.

L’avenir est dans les plis

15 avril 2011

Ah! Si dans les lignes de la main je lisais,
Une voyante, bien entendu, je serais.
Mais si c’était sur la bite et les valseuses
Ne serais-je pas plutôt une voyeuse?

Fenêtres

7 mars 2011

Nu dans la pénombre, les jumelles à la main, je regarde la rousse dans l’appartement d’en face, un étage sous le mien. Elle est nue, elle aussi, derrière son télescope, délicieuse, appétissante, les seins ronds et coquins qu’elle agace du bout des doigts. Je la vois aussi se caresser l’entrecuisse, elle semble vraiment s’offrir du bon temps. Je soupçonne qu’elle observe les Karlsson — ce mec baraqué et son épouse toute menue que j’entends chaque soir baiser bruyamment à travers la cloison de ma chambre. Bordel! Je bande comme un chevreuil. Où ai-je mis le KY?

Nue dans la pénombre, l’œil rivé sur mon télescope, je regarde la petite blonde d’en face se faire prendre en levrette contre la fenêtre de leur chambre. Ça fait un bon dix minutes qu’elle se fait fourgonner; ses traits sont crispés, elle a enfin trouvé son bonheur. Quant à son mec, c’est un sacré pervers : il la prend tout en regardant dans ma direction, avec ses jumelles. Je suis certaine qu’il fantasme à mort sur moi en prenant sa légitime par tous les trous. Il doit m’imaginer en train d’attraper les dernières gouttes de foutre qui coulent le long de son manche du bout de la langue, pendant que la petite blonde me lèche la fente et me fait tordre de plaisir. Oh ! Ça y est, je mouille comme une vieille maquerelle.

 

Nu dans la pénombre, l’œil rivé sur mon télescope, je regarde le barbu de l’appartement d’en face, un étage au dessus du mien. Il reluque probablement ma voisine, la rousse qui s’est acheté un télescope et que je croise chaque matin dans l’ascenseur. Est-ce qu’elle le regarde, elle aussi? À moins qu’elle zieute les Suédois de l’appartement juste à côté de lui, ceux qui déambulent toujours à poil et dont les habitudes copulatoires feraient rougir de honte des bonobos en rut… Quant à moi, je préfère regarder le barbu s’astiquer la queue. Les hétéros et leur gymnastique pitoyable me dégoûtent un peu. Mais lui, c’est autre chose… Il est vraiment bien équipé, le salaud. Si je m’y prends bien, je vais éjaculer contre la fenêtre en même temps que lui.

Nu dans la pénombre, les jumelles à la main, je regarde le noir dans l’appartement d’en face, un étage sous le mien. Chaque soir, il se fout à poil près de la fenêtre et me regarde au télescope enculer Annalina. La garce, elle adore se faire ramoner le cul, elle en redemande continuellement. Je suis sûr qu’elle aimerait aussi se taper ce pervers… comme moi d’ailleurs. Je le vois, il se branle, il le fait toujours quand Annalina est au bord de l’orgasme. Ensuite, il pisse son sperme à grands traits sur sa fenêtre, je l’ai même déjà vu lécher le tout en me faisant des clins d’œil, le dégénéré. S’il était là, je me tartinerais le fion de lubrifiant et lui demanderais de me le bourrer sans ménagement. Ça me changerait de mes galipettes quotidiennes avec cette nymphomane d’Annalina. Fuck! Juste à y penser, le crois que je vais jouir.

Rousses et Suédois, gays et hétéros, chaque jour sur le trottoir nous nous croisons, inconnus, mais pourtant si intimes.

Spéléologie sanitaire

1 septembre 2009

Un Amerloque un tantinet pervers
Par deux fois fut pincé dans le puisard
D’un cabinet de toilette en plein air
D’où il zieutait les fesses des banlieusards.

Espionne matinale

11 novembre 2008

Elle a de très longs cils et les commissures de ses lèvres sont fendillées.