Alerte rouge, panique, stupeur
Dans un bureau de poste de Russie.
Qu’est-ce qu’il y a dans ce suspect colis?
Une bombe? Non: un vibromasseur.
5 février 2010
« Je n’embrasserai jamais une femme » me dit-elle, un an avant que sa langue, alourdie par le drambuie, ne glisse entre mes lèvres et sur mes dents.
« Je ne laisserai jamais une femme me caresser » me dit-elle, un an avant que je ne soupèse ses seins et pince ses mamelons sous son pull de laine.
« Je ne toucherai jamais le sexe d’une femme » me dit-elle, un an avant qu’elle ne fasse voler ma culotte à travers sa chambre.
« Je ne laisserai jamais une femme poser sa langue sur moi » me dit-elle, un an avant qu’elle ne me laisse goûter les sucs salins qui enduisaient ses lèvres vénériennes.
« D’accord, mais j’espère que tu ne t’attends pas à ce que je te rendes un jour la pareille » me dit-elle, un an avant que je ne caresse, entre mes cuisses, la cascade rousse et soyeuse de sa chevelure.
« Mon cul ? Pas question qu’une femme y touche ! Ni un homme, d’ailleurs : c’est trop sale » me dit-elle, un an avant d’agiter des hanches en soupirant pour que mon pouce fouille plus profondément son fondement.
« Range moi ce gode ceinture sur le champ. Je ne veux jamais plus entendre parler de ces trucs pervers de lesbienne dégénérée » me dit-elle, un an avant que je ne la besogne, le dos sanglant labouré par ses ongles fraîchement manucurés.
« Je ne cesserai jamais de t’aimer » me dit-elle, un an avant qu’elle ne parte avec la moitié des meubles de l’appartement.
Ou la philosophie dans le 3½
(transcription de cinq enregistrements numériques)
(Lire le début.)
Nom du fichier : conference05.wav
AA : Anne Archet, un individu
LB : Louis Berthier, un autre individu
SB : Simone Bechara, un troisième individu
[Début de l’enregistrement]
AA : Bon, la foutue conférence… Hum… Ouais… Pffff… Je pourrais peut-être terminer sur une note plus… personnelle…
Ok. Les idées que je partage avec vous ne sont qu’exploratoires; elles appellent à l’expérimentation, à la prospection de domaines inconnus. Ce sont des invitations à des voyages, à des transhumances, à des aventures à la mesure de nos désirs, qui mènent par delà de nos limites. Ces idées n’ont en soi rien de révolutionnaire. Elles ne le deviennent qu’au moment où elles entrent en conjonction avec une résistance active et consciente à la société — une reconnaissance consciente que notre unicité et notre liberté en tant qu’individus sont radicalement en conflit avec la société et que nous devons la détruire pour finalement devenir ce que nous sommes. Car nous…
LB : Euh… Anne? Tu as une minute?
AA : Oui, Louis.
LB : Lucifer vient de partir.
AA : Ah oui?
LB : Oui. Avec Stella.
AA : Tu veux dire que…
LB : Tu as vu comme moi à quel point il était fasciné par elle. Alors qu’elle se refaisait une beauté, elle lui a dit : « Lucifer, j’ai des projets pour toi, viens avec moi. » Et il a dit oui, tout simplement.
AA : Quel genre de projets?
LB : Je ne sais pas. Mais j’ai trouvé une enveloppe à ton nom sur la table de la cuisine.
AA : Ah?
Cette année encore, la Fondation Anne Archet a reçu un tas de dons qui vont lui permettre de poursuivre sa mission humanitaire, celle de me procurer des orgasmes à profusion. Je remercie donc mes généreux mécènes (qui se reconnaîtront) : Laurent, Éric, Stéphane, Amélie, Laurence et Philippe. Sans oublier Martin, sans qui ce blogue ne serait même pas en ligne.
Je vous embrasse tous et toutes autant que vous êtes.
Bienvenue à la quatrième édition de la Nuit de la comptine de Lubricités, les cahiers Anne Archet! Je me propose ce soir d’écrire un petit texte érotique à l’heure de 20h00 (heure de Montréal) à 8h00 demain matin. Pour ceux et celles que ça intéresse, vous pouvez assister en direct aux coulisses de cet événement grandiose sur Twitter et même participer en me suggérant des thèmes ou en me faisant part de vos commentaires.
Et n’oubliez pas, de marathon de la grivoiserie bancale est au profit de la Fondation Anne Archet pour l’achat de pornographie et de sex toys pour les blogueuses défavorisées. Pour vous, ce n′est que quelques dollars; pour moi, c’est un orgasme de plus à inscrire dans mon journal intime.
Bonne nuit à toutes et à tous… et que le spectacle commence! Les comptines sont publiées en bas, juste ici.
Je voudrais un mari
Docile et sans reproches
Qui tienne dans ma poche
Un mari à batteries
Je le voudrais petit
Pointu et arrondi
Et qui ne gronde pas
Surtout comme Papa
Je voudrais un mari
Massif en chocolat
Sa bite faite de nougat
Ses couilles de fruits confits
Je voudrais boire son miel
Son foutre de caramel
Mais qu’il ne transpire pas
Surtout comme Papa
Je voudrais le mari
Le plus noir et cornu
Bestial et corrompu
Que l’enfer ait vomi
Qu’il satisfasse la nuit
Mes goûts de sodomie
Mais qu’il ne sermonne pas
Surtout comme Papa
Au premier étage
Habite Madame Josée
Qui chaque premier mai
Organise un bukkake
Que c’est gai!
Au deuxième étage
Habite Monsieur Lucien
Qui tous les matins
Se fait mettre par son chien
Que c’est malin
Au troisième étage
Habite ma maman
Qui dès le printemps
Cravache son amant
Que c’est touchant!
Au quatrième étage
Habite Mortimer
Qui pendant tout l’hiver
Encule son petit frère
Quel pervers!
Clapoti clapota
Une vague, et deux, et trois
De mon connin ont giclé
Et ont taché mon sommier
Clapoti clapota
Une vague, et deux, et trois
Sur ta joue tu vas sentir
Les embruns de mon plaisir
Les outils pour s’amuser
Sont rangés sous l’oreiller
Un fouet
Pour fouetter
Du lubrifiant
Pour lubrifier
Une cravache
Pour cravacher
Des préservatifs
Pour préserver
Un vibromasseur
Pour vibromasser
Un godemichet
Pour godemicher
Des boules de geishas
Pour bouledegeishaser
Un plug anal
Pour s’analyser.
Quand Annie Kikri
Subit l’enculade
Tout le monde fuit
Ses cris de ménade
Les plus légers
Montent au grenier
Les plus braves
Descendent à la cave
Les malins
Courent au jardin
Et puis le chien
Hurle dans son coin
Fais-tu des fellations
Comme Lison?
La branlette espagnole
Comme Nicole?
Ou petit salé
Comme Aglaé?
Veux-tu qu’on encule
Comme Ursule?
Est-ce que tu fais minette
Comme Ginette?
Faut-il qu’on t’enconne
Comme Yvonne?
Aimes-tu les pines
Comme Aline?
Ou préfères-tu les fentes
Comme ma tante?
Tous les soirs
Quand il fait noir
Je sors une bougie
Je l’enfonce dans ton cul
Je la vois qui diminue
Diminue
Diminue
Et puis elle est disparue
On n’y voit plus rien
C’est le soir, il fait noir
Où sont mes bougies?
Je ne vois plus
Ton turlutu
Qu’est-il devenu?
Il est par ici?
Ou plutôt par là?
Non, il est en bas…
Ah ah! Je l’ai senti
Au fond de mon mimi…
Zut! Il est parti.
Ça y est! Je le tiens!
Il est dans ma main
Hop! Je l’ai attrapé
Prisonnier!
La catin a tant d’amants
Qu’il lui faut beaucoup de temps
Longtemps, longtemps, longtemps
Pour les épuiser
Sur les côtés
À l’arrière et sur le devant
La greluche a tant d’amants
Qu’il lui faut beaucoup de temps
Longtemps, longtemps, longtemps
Pour les contenter
Par-dessus, par-dessous
Les jambes en l’air sur le divan
Quand tante Manon
Vient à la maison
Elle frappe à la porte
De la sorte
Enlève sa brassière
De cette manière
Nous montre son con
De cette façon
Se fait prendre sur son lit
Comme ceci
Et sur le sofa
Comme cela
Puis remballe son cul
Aussi vite qu’elle est venue.
Tourne le robinet
Oh! C’est chaud! Ah! C’est froid!
Trempe tes petits pieds
Oh! C’est chaud! Ah! C’est froid!
Mouille le bout du nez
Oh! C’est chaud! Ah! C’est froid!
Retiens ton souffle, voilà mon doigt
Oh! C’est chaud! Ah! C’est froid!
Entre tes cuisses
Je plonge sans hésiter
— Là, c’est parfait.
« Aujourd’hui, dommage
encore des nuages »
Nous dit Miss Météo
En nous montrant ses lolos.
« Demain, au réveil
Il fera grand soleil »
Ajoute l’ingénue
En tortillant son cul.
« Et pour vendredi
On prévoit de la pluie »
Conclut la speakerine
Tout en suçant une pine.
Pour ma vertu protéger
Moi qui suis d’un âge tendre
Maman ne cesse d’épeler
Ce que je n’dois pas entendre.
« J’ai le feu au c-u-l,
Je veux ta b-i-t-e. »
À mon papounet dit-elle
Quand je suis à côté d’eux.
« Lèche mon s-e-i-n,
mon a-n-u-s aussi! »
Dit-elle à tonton Étienne
Quand je joue avec Lili.
« Ton f-o-u-t-r-e
Je voudrais le déguster… »
Dit-elle au cousin Mathieu
Quand je mange mon goûter.
Que veut dire « c-o-n »?
Ou « b-a-i-s-e-r »?
Il est grand temps que j’apprenne
À me servir d’un dictionnaire.








