Je constate avec effarement que plus de la moitié de mes aphorismes commencent par le mot «je». C’est à croire que je ne maîtrise l’usage d’aucun autre pronom…
18 décembre 2009
Grâce à des Irlandais pervers et ingénieux
On peut maintenant se branler pendant des heures
Sans aucun remords avec un vibromasseur
En réduisant ses émissions de CO2.
(aubade)
Pas le temps de sucer ta queue
Car j’ai des poèmes à écrire
Il y a tant de papiers griffonnés
Entre les pages que mon carnet
Bubon trop mur sur le point d’éclater
S’effrite comme un lépreux sur le sol
Tu peux étendre ton foutre sur mon pied nu
Pourvu que mes mains restent sèches
Je dois retranscrire les odes sanitaires
Composées sur les murs des toilettes
Pas le temps de me faire bourrer le cul
Bientôt ma muse n’aura plus d’orifice intouché
Pas le temps de me faire ligoter
J’ai des vers célèbres au bout des doigts
Qui gémissent les musiques funèbres
Des sonnets blonds sur mes nymphes rougies
L’encre bleue des mille complaisances sous les ongles
Et celle des promesses à la saignée du coude
J’aurais bien aimé que tu restes plus longtemps
J’aurais bien frotté ma fente contre ton menton
J’aurais bien goûté au suc amer de ta veine noueuse
Mais j’ai des hymnes de chair et de tendons à écrire
Des fatrasies ululantes sous la lune oestromane
Des églogues gluantes de mouille et de rosée lubrique
J’ai besoin de votre aide.
Je termine en ce moment mon premier roman et je n’arrive pas à en choisir le titre. Si vous avez envie de me donner un coup de main — ça ne vous demandera que quelques secondes de votre temps — je vous prie de vous rendre sur la Gazette endocrinienne.
Merci mille fois !
Le douzième jour de Noël mon amour m’a fait mettre
Douze fois par le chien
Onze queues à sucer
Dix doses de foutre
Neuf pénétrations
Huit fois sur la table
Sept flagellations
Six douches dorées
Cinq sodomies
À quatre pattes sur le lit
Trois gros godes
Deux doigts dans la chatte
Et une langue sur le clito.
— Bienvenue chez Titan Burger. Est-ce que je peux prendre votre commande?
— Oui, je voudrais un numéro cinq avec extra fromage, extra oignons, sans cornichons.
— Voulez-vous ajouter du bacon, gros porc?
— Hein?
— Voulez-vous ajouter du bacon de porc?
— Euh… oui, d’accord.
— Quel genre de fromage?
— Cheddar.
— Trop pingre pour t’offrir du suisse, hein…
— Quoi?
— J’ai dit: vous ne voulez pas essayer notre nouveau fromage suisse?
— Non merci.
— Tu veux certainement des menthes pour rafraîchir ton haleine putride de chien sale après avoir avalé tous ces oignons, n’est-ce pas? Parce que ta poufiasse va penser que tu es allé lécher les culs des putes à cinq dollars que tu fréquentes chaque samedi soir plutôt que d’aller regarder le match avec tes copains, comme tu lui racontes sûrement…
— Je… qu’est-ce que vous dites?
— Prendrez-vous nos délicieuses menthes poivrées pour vous rafraîchir après avoir dégusté notre succulent Titan burger?
— Ou… oui.
— Merci d’avoir choisi Titan burger. Veuillez avancer votre bagnole pourrie jusqu’à la deuxième caisse. Nous espérons que votre queue soit rongée par les champignons et tombe par terre, pauvre connard.
— Mais…
— Merci d’avoir choisi Titan burger. Veuillez avancer jusqu’à la deuxième caisse.
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— Nathalie, est-ce que tu peux faire payer le prochain client?
— Pourquoi? Tu viens tout juste de prendre sa commande…
— C’est mon ex, répondit simplement Sophie en souriant malicieusement.
A Copenhague des prostituées
Offrent désormais du sexe gratuit.
C’est pour elles un moyen contester;
Encourageons-les pour toute une nuit.
Après avoir constaté à quel point je suis douée pour les langues, Miss Wilson, ma voisine d’en face, a eu la gentillesse de me proposer un cours d’anglais oral pour la somme symbolique de cinquante sous par leçon, qui plus souvent qu’autrement se payent par cinquante coups par le con.
— Miss Wilson, qu’entendez-vous par « the passive voice » ?
— It’s simple, Anne. If I say that I was fucked, that’s passive voice.
— Je vois. Et vous, vous aimez bien… to get fucked ?
— Of course. But that’s not the point of this lesson. If I say that you fucked me, that’s what we call in English the « active voice ».
— Je ne vois pas très bien la différence, Miss Wilson. Après tout… you get fucked either way.
— It’s a matter of point of view, my dear.
— Ce qui signifie ?
— From my point of view, I got fucked. From your point of view, you fucked me.
— Ah ! C’est tellement plus simple quand c’est vous qui l’enseignez. So… what’s next ?
— Take off your panties ; we’ll practice both voices.
Annie, prématurément flétrie par le temps,
Vit seule dans un minuscule appartement.
Avant d’aller se coucher, elle vérifie
Toujours si un homme se cache sous son lit;
Un second plumard elle aurait même acheté
Pour que ses chances d’en trouver un soient doublées.
Un Californien plutôt dépravé
Se fit arrêter pour avoir offert
De l’argent à un garçon impubère;
Sur la gueule il voulait se faire cracher.
Ce n’est pas que je veux me vanter, mais avouez il n’y a que sur une de mes grilles que Dranem, Pasolini, Taine et Woody Allen pouvaient se rencontrer.
J’ai reçu en tout cinq solutions: quatre erronées et une seule exacte — celle de Prax, fidèle lecteur et commentateur de ce blogue (et par conséquent un homme de qualité exceptionnelle). Je vous offrirai sous peu le texte salace qui lui sera dédié.
Quant à la soluce, la voici :
Pour une raison que je vous laisse deviner, je fus contrainte aujourd’hui d’attendre pendant quatre heures quelque part avec ma fille. Pendant qu’elle dormait sur mes genoux, je vous ai préparé une petite grille, histoire de se rappeler du bon vieux temps. Vous pouvez la télécharger en format pdf, ou alors la compléter directement ici, sur votre écran, avec un marqueur indélébile de préférence.
Horizontalement
- Au Québec, palier administratif chargé de distribuer de l’argent à la mafia
- Pilote qui fait s’écraser des avions — Acidulées, liquides, sucrées
- Dernier film de Pasolini — On le prend avec 1 vertical
- Lieux de combustion — Bourré
- Tel al-Muqayyar — Faible d’esprit — Juste avant de se taper sur la gueule
- État qui pousse à pratiquer le 1 vertical — Sont inutiles pour envoyer des courriels
- Pousse de façon incontrôlée dans le rivières du Québec (sing.) — Iridium
- Article contracté — Absent du sucre d’orge — Déteste les « rait »
- Auteur des Origines de la France contemporaine (1876) — Pronom — Appât
- De naissance — Genre de paresseux qui n’est pas sur l’aide sociale — Possessif
- Enlève — Tête de rocher — Poème
- Démentent — Clair et clame
Verticalement
- Selon W. Allen, faire l’amour à la personne qu’on aime le plus
- Eut recours à — Fit une partie de pattes en l’air — Préfixe
- Dans la gamme — Prostituée
- Petits groupes de maisons — Caractère scandinave
- Démonstratif — Sert à étirer les rubans de laine — Conjonction de coordination
- Gourme — Dans la gamme
- C’est ♫ un légume ♪ bien tendre, ça ♬ ne se mange ♪ pas avec les♫ doigts — Mouton
- Baudet — Plomb — Dans la bouche en été, sous les pieds en hiver
- Avarice sordide
- Idem — Entreprendre avec audace — Article
- Manquent d’éclat — Plantai ma graine (pas de pensées impures, je vous prie.)
- Existe — Générateur de hasard — Bronze
Un texte érotique pour le premier pervers qui me fait parvenir la solution.
À Leipzig, un orchestre voulant bien faire
Offre un concert joli et fin comme l’ambre
Dans un bordel où on entend d’ordinaire
Un autre genre de musique de chambre.
Décidément, les temps sont durs pour les pervers
Les vicieux qui aux trios aiment s’adonner
Je l’ai appris à mes dépens avant-hier
Quand Simon et Marie sont venus me baiser
Les vicieux qui aux trios aiment s’adonner
M’ont arraché ma culotte et mes jarretières
Quand Simon et Marie sont venus me baiser
Ravivant l’incendie qui consume ma chair
M’ont arraché ma culotte et mes jarretières
Contre sa bite ma langue je fis glisser
Ravivant l’incendie qui consume ma chair
Pendant que Marie se mettait à me lécher
Contre sa bite ma langue je fis glisser
Elle était raide comme une barre de fer
Pendant que Marie se mettait à me lécher
Les deux genoux au sol et la tête à l’envers
Elle était raide comme une barre de fer
Il me saisit, me retourna pour m’enculer
Les deux genoux au sol et la tête à l’envers
Et le con de Marie tout juste sous mon nez
Il me saisit, me retourna pour m’enculer
Fouillant me petit trou de son auriculaire
Et le con de Marie tout juste sous mon nez
Exhalant de piquants embruns de haute mer
Fouillant me petit trou de son auriculaire
Je me mis à hurler comme une possédée
Exhalant de piquants embruns de haute mer
Lorsque son braquemart se mit à me bourrer
Je me mis à hurler comme une possédée
Marie sursauta, glissa et tomba par terre
Lorsque son braquemart se mit à me bourrer
Dans sa chute, elle s’agrippa à ma crinière
Marie sursauta, glissa et tomba par terre
Nous nous crispâmes, de peur de nous blesser
Dans sa chute, elle s’agrippa à ma crinière
Et nous entraîna tous les trois sur le plancher
Nous nous crispâmes, de peur de nous blesser
Marie se retrouva les quatre fers en l’air
Et nous entraîna tous les trois sur le plancher
Dans un boucan qui fâcha le propriétaire
Marie se retrouva les quatre fers en l’air
Simon évanoui et moi contusionnée
Dans un boucan qui fâcha le propriétaire
Manu militari nous fûmes expulsés
Simon évanoui et moi contusionnée
Marie qui braillait qu’elle avait mal au derrière
Manu militari nous fûmes expulsés
Décidément, les temps sont durs pour les pervers
— Antonin Artaud, Le Pèse-Nerfs
J’ai les nerfs à vif, la cuisse tremblante et à la bouche ce goût métallique et animal qui annonce l’arrivée des copulations suintantes. Mon sexe est une bouche qui tète désespérément le vide qui l’entoure, il est une outre bordée de fines dentelles qui laissent s’écouler un filet d’encre chaude et dense qui trahit mon impatience. J’ai besoin de contacts appuyés, d’une langue conquérante capable de soumettre tous les plis de mon épiderme, capable de faire baigner de fluides tous mes engrenages. J’ai besoin de doigts frais comme des chairs d’enfants se déposant sur mes nymphes pour ensuite fouiller ma plotte et mon cul, mon arrière-train sans arrière-pensée, sans tenir rigueur de mes cris et de mes halètements. J’ai besoin d’une bite, d’une bite longue, noueuse et torturée comme un récit obscène, une queue dense et juteuse aussi effrayante que la pine odieuse de Lucifer, aussi impétueuse qu’une ode pindarique, un organe si démesuré qu’il serait capable à lui seul de faire basculer toute la civilisation dans la barbarie, dans la folie vénérienne et reptilienne, capable de dissoudre toute la littérature dans le flot acide de son suc séminal.









