Sélection naturelle

16 mai 2013

Un certain Hasse, agriculteur de son métier,
A trouvé la mort en insérant sa biroute
Dans un nid de guêpes cartonnières enragées.
Admettons-le: l’humanité est en déroute.

(En réalité, l’humanité n’est pas aussi en déroute qu’on serait tenté de le croire, puisque j’ai appris que cette nouvelle est fausse. Je publie quand même ce quatrain car il est si rare, à notre époque, d’avoir l’occasion de faire rimer «biroute» avec «déroute»…)

Zizi pan-paon

14 mai 2013

Un quidam dégénéré aurait, semble-t-il,
Sodomisé un paon bleu à répétition
Jusqu’à donner la mort au pauvre volatile.
Il fait bien moins le jars, maintenant, en prison.

Shampoo Slut

13 mai 2013

Jessica se rendit à la hâte aux cabinets pour se préparer à son rendez-vous habituel du mardi matin. Elle changea les piles de son œuf vibrant, le fit ronronner, puis le glissa dans sa chatte. Elle ajusta ensuite sa jupe et son sarrau, retoucha son rouge à  lèvres et, satisfaite de son apparence, retourna à son poste de travail.

À dix heures précises, Anne Archet entra dans le salon et salua la réceptionniste. Elle balaya le salon du regard, aperçut Jessica près du bac de lavage, lui fit un léger signe de tête et, sourire en coin, s’approcha d’elle.

Sans mot dire, Anne s’installa dans le fauteuil et laissa Jessica ajuster la cape de coupe.

— Comment vas-tu aujourd’hui?

— Très bien, Madame Archet.

— Est-ce que tout… bourdonne d’activité en ce moment ?

— Bien entendu, Madame.

— Parfait… parfait.

Anne se pencha en arrière, et ferma les yeux. Jessica ajusta la température de l’eau. Le jet tiède vint fouetter le cuir chevelu de la cliente qui, instinctivement, se mit à contracter rythmiquement les muscles de ses cuisses et à tortiller son popotin. La cape lui offrant toute l’intimité voulue, elle glissa sa main dans sa culotte, sous le regard bienveillant et professionnel de la shampouineuse.

— Ça me fait un bien fou, confessa-t-elle, les joues rougies.

— Ça va de soi, Madame Archet.

Jessica ferma le robinet. Penchée au-dessus de sa cliente, elle massa les cheveux avec le shampooing, rinça, puis répéta le même manège avec le revitalisant – en prenant bien soin de pétrir longuement la nuque de sa cliente à cet endroit précis, cet endroit connu d’elle seule qui chaque fois faisait chavirer sa cliente.

Anne, les yeux mi-clos et le regard plongé dans le décolleté deJessica, huma son parfum. Bien cachés sous la cape, ses doigts terminaient le travail, jusqu’au bouquet final.

Lorsqu’elle eut enfin repris ses sens, Anne chuchota à l’oreille de Jessica :

— Tu es une bonne fille. Il est temps à présent pour toi de gagner ton pourboire.

Elle regarda Jessica trembler, sentit ses doigts se crisper sur sa tête et savoura l’orgasme silencieux de la jeune femme.

* * *

— Même heure mardi prochain, Madame Archet? demanda la réceptionniste.

— Bien sûr. Et veuillez remettre ceci à Jessica, je vous prie.

Elle déposa deux billets de vingt dollars sur le comptoir et sortit du salon.

— Veux-tu bien me dire qu’est-ce que tu lui fais pour qu’elle te donne des pourboires pareils ? cria la réceptionniste à Jessica qui balayait le plancher.

— C’est une plotte à shampoing, répondit-elle laconiquement.

Ce n’était quand même pas les 120 journées de sodome, hein.

12 mai 2013

Pour avoir, à un de ses élèves, fait lire
Fifty Shades of Grey, un prof de Philadelphie
A été suspendu — mais c’est quoi ce délire?
Il fait aimer la lecture… et on le punit!

Pauvre mari

3 mai 2013

Tu m’as promis un cadeau d’anniversaire
Tu as juré que j’en tomberais sur le cul
Je suis tout excité, je bande à en perdre la tête
Mais voilà que je te trouve
Endormie sur ton derrière!

Bien sûr depuis l’aurore tu as torché la maison
Mais ça ne reste après tout que le train-train
Ça n’a rien d’extraordinaire
Tu avais promis – et pourtant tu es là
Endormie sur ton derrière!

Toute la semaine j’ai pensé à ce que tu me donnerais :
Une pipe à couper le souffle
La pipe la plus essoufflante de tous les temps
Suivi de ton visage visqueux de foutre
Mais en aucun temps je n’ai pensé que tu serais
Endormie sur ton derrière!

J’admets que la fête était agréable
J’admets que la bouffe était exquise
J’admets que tous mes amis étaient présents
Et je suis désolé que le lave-vaisselle soit mort
– Mais je n’ai rien dit quand tu m’as demandé d’essuyer
J’admets avoir vu les larmes couler sur tes joues
Mais ça n’explique pas
Pourquoi je te trouve la tête sous l’oreiller
Endormie sur ton derrière!

Je fais plus que ma part dans cette baraque
Je lis une histoire aux mioches une fois par mois
Je n’oublie presque jamais de sortir les ordures
Ni de remarquer chaque kilo que ton cul engrange
Et chaque nouveau ride qui creuse ton visage
Sans jamais te faire de commentaire
Ou presque
Je ne suis pas coureur de jupons
Je ne suis presque pas ivrogne
Je ne pète pas au lit
Et comment me remercie-t-on?
Je ne demande qu’un peu de succion
Et quelques gouttes blanches sur ton menton
Je me suis coupé les ongles d’orteil
Arraché les poils de nez
Et aspergé de Brut 33
Et pourtant, te voilà, bave au coin de la bouche
Endormie sur ton derrière!

Instinct maternel

29 avril 2013

Au tarif de cent dollars par pénétration
Une pauvre gosse âgée d’à peine quinze ans
Fut forcée de s’accoupler à répétition
Afin d’acquitter les dettes de sa maman.

Martine à la plage

27 avril 2013

Une Floridienne adepte de natation
A surpris un homme en train de se masturber
Sur la plage, en public, avec ostentation.
«Tout son corps en tremblait», dit-elle, impressionnée.

Dans son corps de jeune fille il y a des changements

24 avril 2013

Une Wyomingaise qu’on a accusée
D’avoir lascivement frotté le popotin
De deux fillettes aurait dit, pour se disculper :
« Je suis un homme gay dans un corps féminin ».

Le mec du MacDo est un Mac : quel micmac!

23 avril 2013

Dans la ville d’Albuquerque, un drôle de type
Voulant s’encanailler avec une catin
Fut surpris en train de négocier une pipe
Contre deux MacPoulets et un Joyeux Festin.

Des fenêtres sous la pluie

19 avril 2013

C’est toujours quand je m’y attends le moins que l’homme qui habite en face de chez moi se met à se masturber devant la fenêtre de sa chambre.

La première fois que c’est arrivé, j’en ai perdu tous mes moyens. Je crus d’abord qu’il ignorait que je pouvais le voir, alors je fis celle qui n’avait rien vu et je fuis illico ma propre chambre en éteignant la lumière derrière moi. Ce qui me troublait particulièrement, c’était que ce type n’était pas un parfait inconnu. Je l’avais déjà croisé sur le trottoir, je l’avais même déjà salué à quelques reprises alors qu’il rentrait chez lui avec sa femme. Il me semble même avoir enseigné à son fils il y a une dizaine d’années, quoique je n’en sois pas certaine – je crois bien l’avoir déjà croisé à une rencontre de parents. À ce moment, j’étais convaincue qu’il serait mort de honte s’il avait su que je l’avais vu se polir l’engin.

La deuxième fois que c’est arrivé, il était debout devant sa fenêtre et je pouvais le voir de profil. Je l’ai observé pendant trois ou quatre secondes et j’ai ensuite éteint la lumière. Mais cette fois-là, au lieu de tourner les talons et quitter à la hâte ma chambre, j’ai plutôt fermé la porte et je me suis doucement approchée de ma fenêtre pour le regarder. La sienne étant plutôt une porte patio, je fus à même de l’admirer de pied en cap et de constater que son pantalon était autour de ses chevilles. Il finit par se tourner et je pus constater à quel point il était velu : des poils sombres et touffus couvraient sa poitrine, son ventre et son pubis. J’aime beaucoup les hommes poilus, j’aime la sensation sur ma peau. Et je pouvais voir sa queue, bien entendu. Elle était longue et bien épaisse, comme la main qui était enroulée autour d’elle et qui la caressait de haut en bas. Son regard était sérieux et concentré sur ce qu’il faisait. Le mien aussi : je n’en manquais pas une miette. J’eus une bouffée de chaleur et de désir quand je le vis renverser la tête vers l’arrière, ouvrir la bouche comme s’il faisait mine de crier. Ma main se fraya inconsciemment un chemin entre mes cuisses, sous ma culotte. Je mouillais abondamment. J’ai joui quelques instants après lui.

La troisième fois que c’est arrivé, il faisait carrément face à ma fenêtre. J’avais placé un fichu de coton rouge sur ma lampe de chevet pour tamiser la lumière juste assez pour me sentir en sureté, mais de façon à laisser aussi assez de clarté pour qu’il puisse m’observer à sa guise. Je portais un string en dentelle et un soutien-gorge transparent. Fébrile comme une pucelle lors de son premier rendez-vous, je tremblais comme une feuille. J’étais déjà sur le point de jouir au moment où mon doigt se posa sur mon clitoris et j’eus le temps de venir trois autres fois avant qu’il n’éjacule. Cette fois-là, je vis son foutre éclabousser la fenêtre comme mille gouttes de pluie opalines. Lorsque ce fut fait, nos regards se croisèrent pendant un long moment. Il ne souriait pas – moi non plus. Il sortit de sa chambre sans éponger la vitre; moi, je restai longtemps assise sur mon lit, troublée par ce qui venait de se produire, me demandant d’où pouvait bien provenir cette tendance au voyeurisme incongrue qui ne s’était jamais manifestée chez moi par le passé.

La quatrième fois que c’est arrivé, nous étions tous les deux nus. Mes mamelons étaient durs et je les pinçais pendant qu’il me regardait. Je le voyais caresser sa bite qui lentement se gorgeait de sang en relevant fièrement la tête. Je posai un pied sur la chaise de la coiffeuse et adoptai une posture qui lui permettrait d’avoir une vue imprenable sur ma chatte qui s’était éclose juste pour lui. Je le voulais dans la chambre, avec moi, je le voulais à l’intérieur de moi – je le voulais plus que tout ce que j’avais pu vouloir auparavant. Ses mouvements étaient plus lents que la fois précédente, comme s’il voulait se laisser tout le temps de me regarder. J’eus un orgasme, puis deux, puis trois en ne quittant pas sa main et son sexe des yeux. J’aurais voulu me mettre à genoux entre ses jambes et prendre dans ma bouche. J’aurais voulu le goûter. Ma bouche s’ouvrit machinalement lorsqu’il jouit, comme si j’avais pu attraper son foutre qu’il étala, encore une fois, sur la fenêtre. Les scénarios les plus fous envahirent mon esprit : s’il ouvrait sa fenêtre, si j’ouvrais la mienne…

La dernière fois que c’est arrivé, c’était le premier orage du printemps. Il pleuvait si fort qu’on voyait à peine à travers les fenêtres. J’ai fini par me retrouver, comme lui, écrasée contre la vitre et lorsque nous eûmes tous deux joui, les fenêtres étaient maculées de bave, de foutre, de cyprine, de sueur et de la brume de notre souffle oppressé. Du bout du doigt, je traçai en lettres inversées « XU∃V ∃T ∃ᒐ ». Il me répondit « MOI AUSSI ». Un étrange sentiment d’intimité partagée m’envahit, même si deux vitres, une dizaine de mètres et des trombes d’eau me séparaient de l’objet de mes désirs.

Depuis, chaque fois que je le croise dans la rue – la plupart du temps en compagnie de sa légitime – nos regards se fuient, ne se rencontrent jamais. Je souris à sa femme et je les salue, mais nous agissons, lui et moi, comme si nous étions de parfaits étrangers. Pourtant, je me sens chaque fois le rouge me monter au front et ma culotte s’imbiber de mouille. Je jette alors un regard furtif sur sa braguette dans l’espoir d’y détecter la bosse qui trahirait son désir. Parfois, elle est là. Parfois, il se place afin qu’elle soit moins perceptible. Toujours est-il que je suis continuellement dans un état d’excitation insoutenable. J’attends impatiemment que le soleil se couche, que vienne l’orage, que nous puissions nous unir fois de plus. Et surtout, je me demande si, un soir de pluie, il viendra maculer ma fenêtre ou si je serai celle qui prendra les devants et irai mouiller la sienne.

On ne rigole pas avec les filles de joie

18 avril 2013

Un sombre individu venu dévaliser
Une maison de tolérance tournaisienne
S’est fait expulser à coups de godemichés:
Ne provoquez pas les péripatéticiennes.

Pompe et circonstance

17 avril 2013

Un soldat du feu quadragénaire (et Français)
Ses collègues féminines, nues, a filmées.
Ne venez surtout pas nous demander, après,
Pourquoi les filles hésitent à faire des pompiers.

Pubic enemy

15 avril 2013

Une fana de Hugh Jackman un peu fêlée,
Voulant lui prouver à quel point elle l’aime bien,
En le croisant, au visage lui a jeté
Un rasoir rempli de ses propres poils pubiens.

Valeurs familiales

12 avril 2013

Une avocate évangéliste et anti-gay
Est accusée d’inceste et de pédophilie
Sur sa fille de quatorze ans qu’elle a filmée.
Je sèche mes pleurs en savourant l’ironie.

Graine de discorde

11 avril 2013

Une Américaine récemment mariée
De la bouche de son médecin a appris
Qu’elle est allergique au sperme de son mari.
Voilà une nouvelle dure à avaler!

Il y avait anguille sous poche

10 avril 2013

Inspiré par des vidéos pornographiques
Un Chinois, dans le fondement s’est enfoncé
Une anguille (vivante, mais pas électrique) :
On a dû l’opérer pour la lui retirer.

Pawn shop blues

9 avril 2013

Un mari vicelard à qui rien ne rebute
Aurait mis son alliance au Mont-de-piété
Pour se payer du crack et une prostipute ;
«J’ai des problèmes de couple», a-t-il expliqué.

Il en fait tout un plat

8 avril 2013

Un pauvre pompier de Phoenix, Arizona,
Pour harcèlement sexuel a poursuivi
Certains collègues qui lui ont servi un plat
De nouilles en forme de foufounes et de zizis.