Quand je suis allumée...

Quand je suis allumée, quand j’ai le feu au cul
Je suis excitée en ton honneur.
Quand je cours me cacher dans ma chambre
Pour soulager la tension du mieux que je peux
Je verrouille la porte en ton honneur.
Quand je passe mon t-shirt par-dessus ma tête
Je l’envoie valser à travers la pièce en ton honneur.
Quand je laisse tomber mon vieux jeans sur le parquet
Je fais glisser ma culotte en ton honneur.
Quand je sors ma copie de Passions saphiques au collège
Du tiroir où je cache mes plus obscures perversions
Je lis un passage bien juteux en ton honneur.
Quand je m’assois sur le lit, jambes écartées
Sur l’édredon – cul nu calé contre l’oreiller
Je fais courir deux doigts sur ma fente en ton honneur.
Quand je glisse une main sous mon soutif
Je pince un mamelon tout durci en ton honneur
Quand j’attrape mon vibro préféré
Celui qui gronde comme les cavaliers de l’Apocalypse
Je l’enduis généreusement de KY en ton honneur.
Quand je le frotte tout autour de mon clito
Et que des ondes délicieuses me transpercent
Transverbérée par la pureté de l’amour charnel
Je me laisse bercer par la houle en ton honneur.
Quand j’échappe et laisse choir mon bouquin
Que j’imagine tes flammes capillaires soyeuses
Caressant l’intérieur de mes cuisses
Mes orteils se crispent en ton honneur
Quand je me sens tanguer comme dans un bateau ivre
Quand je bascule dans l’abysse aveuglant du plaisir
Quand le plaisir en cascades vient épicer mon sang
Je détrempe et embaume mes draps en ton honneur.
Et quand tout est rangé, que le tiroir est refermé
Que j’ai repris à peu près forme humaine
J’essuie tout ce charmant désordre en ton honneur.

Mes yeux sont bandés...

1. Mes yeux sont bandés avec un foulard de soie. Attachée et sans défense, je mords mon bâillon. Toi aussi, tu mords : tu tiens mon mamelon entre tes dents, tu le tires, tu l’étires.

2. Je me tords de désir. Je te veux en moi.

3. Tu enlèves mon bandeau et le bâillon et je crie : «Baise-moi». Tu exiges que je te supplie, et j’obéis avec délectation.

4. Tu écartes mes cuisses, tu glisses lentement ta langue entre mes nymphes.

5. Tu te relèves, tu mordille le lobe de mon oreille et me susurres : «Tu es délicieuse».

6. Je me tortille à chaque contact de ta peau. Je fonds comme du beurre sous tes doigts.

7. Tu écartes mes cuisses davantage et j’en rougis délicieusement de honte. Ton gland glisse dans ma chatte juteuse; j’essaie de t’attirer vers moi comme je peux, toute entravée que je suis par mes liens.

8. Je répète: «Baise-moi», cette-fois ci avec un peu plus de fébrilité, avec un peu plus d’urgence dans la voix.

9. Tu te déplaces par-dessus moi en te délectant de la vue et de l’odeur de mon sexe humide et rougi.

10. Tu te rassois et tu te branles, ostentatoirement, pour contempler le spectacle et me faire mourir de désir.

11. Tu te rapproches enfin pour glisser ta queue en moi à nouveau. Tu me dis : «Je vais te baiser, maintenant», juste avant la première estocade.

Il leva les yeux et me regarda.

— Et ça continue encore comme ça au verso… ?

— Yup.

— C’est… détaillé.

— Je te ferai remarquer que c’est toi qui n’arrêtais pas de te plaindre que les femmes ne viennent pas avec un mode d’emploi.

— Ce n’était qu’une façon de parler, hein.

— L’étape suivante, c’est de vérifier si toutes les pièces sont dans la boîte, juste au cas où il en manquerait une. Comme tu peux voir, il y a le bâillon, le foulard, la corde… Je te laisse t’arranger avec tout ça : moi, je vais aller gentiment attendre l’assemblage dans le lit.

C'était la première fois que je rencontrais Robert

C’était la première fois que je rencontrais Robert. Robert était malingre. Robert était timide. Les lunettes de Robert avaient des verres si épais que ça lui faisait des yeux ronds et énormes de cerf aux abois. Robert était du genre passif et soumis. Mélanie, la soeur de Robert, avait organisé un party en l’absence de ses parents et en tant qu’invitée, j’en avais profité – par pur désoeuvrement et non par méchanceté – pour pousser Robert jusque dans sa chambre pendant que mes copines étaient trop occupées à se branler au salon en regardant les vidéos de lesbiennes de son père pour se soucier de nous.

Robert était donc nu sur son lit — à vrai dire, non, il portait en fait un t-shirt de Nirvana, mais rien d’autre. Il bandait mollement et se branlait du bout des doigts, sans trop de conviction. J’ai vite compris qu’il fallait que je prenne les choses en main. J’ai donc retiré le bas de mon pyjama et ma culotte, puis je lui ai dit : « Allez, Robert, lèche. » Comme il ne bronchait pas, je dus enfourcher son visage pour qu’il ait directement sous le nez les muqueuses à satisfaire. «Ne sois pas timide, Robert, mets-y la langue. Tu vas voir, ça ne mord pas», lui dis-je, pour l’encourager. Il finit par s’y risquer et par me prendre en bouche. Robert me fit un cunnilingus honnête et bien baveux, en laissant couler des rigoles de salive le long de ses joues.

Lorsque j’eus le bouton suffisamment stimulé et la chatte adéquatement humidifiée,  je lui annonçai : « Maintenant, Robert, tu vas me baiser – mais avant, voyons si tu es en état de le faire comme il se doit. » Je me retournai de donc pour me placer dans la trop célèbre position du soixante-neuf et inspectai un peu sa bite. Bien qu’elle fut un peu mollassonne, elle me parut de taille convenable et tout à fait à la mesure de la besogne qui lui était destinée. Pour l’encourager, j’en taquinai le méat du bout de la langue, puis léchai son prépuce en traçant des vrilles de fantaisie. Lorsqu’il se mit à tortiller du cul en soupirant, je sus qu’il était prêt à me fourgonner. Je me relevai, lui badigeonnai généreusement la queue de KY et me mis à le chevaucher en amazone sans autre forme de procès (et surtout sans lui mettre de capote, ce qui en soi est un scandale — les enfants, ne faites surtout pas cela à la maison). « Tu aimes ça, hein, Robert? Dis-le que tu aimes te faire baiser! Allez Robert! Dis-le! » ne cessai-je de répéter en sautant sur lui de plus en plus vite, de plus en plus fort, comme une trampoliniste de cirque. Robert, lui. ne disait rien, il se contentait d’ahaner en tordant les draps de ses deux poings.

Je jouis assez rapidement, peut-être un peu trop au goût de Robert, qui n’eut même pas le temps de lâcher sa sauce. Alors que sa bite, toute palpitante, était toujours enfoncée dans mon minou, l’envie me prit soudain de pisser; quoi de plus normal, à force de cogner à répétition contre ma vessie. « Robert, tu m’as donné envie de faire pipi. Ça ne te dérange pas trop si je me soulage sur toi? C’est que c’est urgent et je ne voudrais pas que les autres me voient courir les fesses à l’air jusqu’aux chiottes…» lui dis-je en l’aspergeant de mon jet, sans attendre sa réponse. Robert rechigna un peu, pour la forme, puis se laissa inonder en soupirant. Lorsque j’eus terminé — car je ne voulais pas salir le haut de mon pyjama — je me levai avec mille précautions et essuyai mes cuisses et ma cracounette avec le couvre-lit.

« Merci Robert, c’était une bonne baise. Je vais dire aux autres que tu sais t’y prendre avec les dames et que tu aimes te faire prendre pour un pot de chambre » lui dis-je, tout sourire, en remettant ma culotte. Dégoulinant de pisse et l’air hagard, il me répondit:

« Moi, c’est Steve ».

Comme vous pouvez le voir

Comme vous pouvez le voir, nous avons lié leurs poignets à la barre au-dessus de leurs têtes, assez haut pour qu’ils ne puissent pas tout à fait poser leurs talons sur le sol et qu’ils doivent utiliser continuellement les muscles de leurs pieds et de leurs jambes pour soulager leurs bras qui tremblent sous l’effort.

Ne sont-ils pas ravissants ?

Oui, allez-y, vous pouvez les toucher, ils sont là pour cela. Ils adorent, je vous l’assure; c’est pour eux l’occasion rêvée de s’exhiber, d’être admirés. Voyez comment ils sourient gentiment. Je voudrais pouvoir vous montrer leurs yeux, mais vous savez, le règlement, c’est le règlement et ils devront garder leur bandeau en tout temps. Je crois que vous admettrez comme moi que c’est mieux ainsi pour tout le monde.

Ne soyez pas timides mesdames, tâtez-moi cette fesse. Sentez-vous comme elle est ferme, nerveuse, mais si douce et si tendre? Tous les clichés de vos romans préférés miraculeusement devenus réalité sous vos yeux ébahis! Regardez tous ces muscles saillants s’étirer et se gonfler dans leurs bras, dans leur dos, dans leurs jambes longues et élégantes entravées par leurs liens.

Je vous en prie, faites comme chez vous et faites roulez délicatement les testicules de celui-ci entre vos doigts, prenez son pénis dans votre main et caressez-le comme un petit animal familier : ils n’attendent tous que cela. Embrassez un de ses mamelons, prenez sa queue dans votre bouche… vous voyez avec quelle rapidité elle durcit ? Faites glisser un de vos doigts entre ses fesses. Ne vous en faites pas s’il couine un peu: il adore et en redemande, le salaud.

Je vois que ça vous plaît. Impressionnées ? Il y a de quoi. Des corps nus, suspendus de cette façon — surtout quand ils sont si sculpturaux — c’est le paroxysme de la beauté. Avec les bras tendus vers le haut, la chair crémeuse, les os saillant juste aux bons endroits, le creux de l’estomac juste assez arrondi, et les fesses… avez-vous déjà vu quelque chose de plus désirable, de plus charmant ?

Si je suis certaine que ça leur fait plaisir ? Bien entendu ! C’est le désir secret de tous les hommes de devenir des objets de désir. Ne lisez-vous donc pas la presse masculine ? C’est profondément inscrit dans leurs gènes. Ils peuvent bien nous dire le contraire, ils peuvent bien protester et jouer les mijaurés, on ne peut pas vaincre l’atavisme, la biologie. Ils ont beau être ficelés, exposés et bâillonnés, leur dos a beau être zébré par la morsure du fouet, ils bandent éperdument, ils bandent à en perdre l’âme. N’est-ce pas une preuve amplement suffisante de leur consentement, de leur abandon à nos désirs impétueux et incontrôlables de femelles ?

Allez-y, chères amies. Servez-vous, il y en aura suffisamment pour toutes.

Encore en train de lire

— Encore en train de lire tes romans de dino-cul ? demanda Véronique.

— Pour ta gouverne, ça s’appelle de l’érotisme dinosaurien et c’est excellent, répondit Julie dans lever les yeux de son Kindle.

— Tu es trop weird pour cette planète, chérie.

— Je pense que tu n’as pas de leçons de normalité à me donner, madame je-couche-avec-n’importe-quoi-du-moment-que-ça-respire-encore.

— Je vais faire semblant que je n’ai pas entendu cette remarque: j’ai trop hâte de te donner ta surprise.

— Une surprise? Pour moi? Chouette! J’adore les surprises!

— Déshabille-toi et je te montre.

— Okidoki ! dit Julie en faisant glisser ses pantalons de survêtement.

Nue sur le lit, elle figea de stupeur en voyant Véronique revenir dans la chambre.

— Fuck ! Véro… où as-tu trouvé ce monstre?

— Le masque ou le strap-on?

— Les deux !

— J’ai commandé le gode-ceinture en ligne il y a quelque temps. Je suis allée le chercher au bureau de poste ce matin, répondit Véronique en badigeonnant généreusement le phallus factice de lubrifiant. Quant au masque de lézard… il était dans la boîte d’objets perdus du bureau depuis l’Halloween.

— Quelle forme bizarre, on dirait vraiment une bite de reptile.

— Merci mon dieu pour internet, qui rend accessible à masse tout ce qui est pervers, bizarre et ultra-marginal.

— Et aussi de trop grande taille. Ça ne rentrera jamais.

— Ben voyons. Tu es une athlète de la foufoune ; avec un peu de préparation mentale tu vas pouvoir la prendre comme une championne. Tu n’as qu’à imaginer que je suis le héros à cervelle de noix d’un de tes romans à la noix. Tiens, tu la vois, sa pine? Elle dégouline de liquide pré-éjaculatoire et préhistorique juste pour toi.

— Je ne sais pas, Véro, il est terriblement… OH !

— Tiens… c’est curieux, je n’aurais pas pensé pouvoir l’enfoncer si facilement.

— Shit, shit, shit, shit ! Je me sens sur le bord d’éclater.

— Tu veux que j’arrête ?

— Surtout pas ! Je veux pouvoir raconter à tout le monde que je me suis fait baiser par un Vérociraptor… soupira Julie en attrapant les sangles et en tirant son amante vers elle.