Quand Annie Kikri
Subit l’enculade
Tout le monde fuit
Ses cris de ménade
Les plus légers
Montent au grenier
Les plus braves
Descendent à la cave
Les malins
Courent au jardin
Et puis le chien
Hurle dans son coin
Quand Annie Kikri
Subit l’enculade
Tout le monde fuit
Ses cris de ménade
Les plus légers
Montent au grenier
Les plus braves
Descendent à la cave
Les malins
Courent au jardin
Et puis le chien
Hurle dans son coin
Fais-tu des fellations
Comme Lison?
La branlette espagnole
Comme Nicole?
Ou petit salé
Comme Aglaé?
Veux-tu qu’on encule
Comme Ursule?
Est-ce que tu fais minette
Comme Ginette?
Faut-il qu’on t’enconne
Comme Yvonne?
Aimes-tu les pines
Comme Aline?
Ou préfères-tu les fentes
Comme ma tante?
Tous les soirs
Quand il fait noir
Je sors une bougie
Je l’enfonce dans ton cul
Je la vois qui diminue
Diminue
Diminue
Et puis elle est disparue
On n’y voit plus rien
C’est le soir, il fait noir
Où sont mes bougies?
Je ne vois plus
Ton turlutu
Qu’est-il devenu?
Il est par ici?
Ou plutôt par là?
Non, il est en bas…
Ah ah! Je l’ai senti
Au fond de mon mimi…
Zut! Il est parti.
Ça y est! Je le tiens!
Il est dans ma main
Hop! Je l’ai attrapé
Prisonnier!
La catin a tant d’amants
Qu’il lui faut beaucoup de temps
Longtemps, longtemps, longtemps
Pour les épuiser
Sur les côtés
À l’arrière et sur le devant
La greluche a tant d’amants
Qu’il lui faut beaucoup de temps
Longtemps, longtemps, longtemps
Pour les contenter
Par-dessus, par-dessous
Les jambes en l’air sur le divan
Quand tante Manon
Vient à la maison
Elle frappe à la porte
De la sorte
Enlève sa brassière
De cette manière
Nous montre son con
De cette façon
Se fait prendre sur son lit
Comme ceci
Et sur le sofa
Comme cela
Puis remballe son cul
Aussi vite qu’elle est venue.
Tourne le robinet
Oh! C’est chaud! Ah! C’est froid!
Trempe tes petits pieds
Oh! C’est chaud! Ah! C’est froid!
Mouille le bout du nez
Oh! C’est chaud! Ah! C’est froid!
Retiens ton souffle, voilà mon doigt
Oh! C’est chaud! Ah! C’est froid!
Entre tes cuisses
Je plonge sans hésiter
— Là, c’est parfait.
« Aujourd’hui, dommage
encore des nuages »
Nous dit Miss Météo
En nous montrant ses lolos.
« Demain, au réveil
Il fera grand soleil »
Ajoute l’ingénue
En tortillant son cul.
« Et pour vendredi
On prévoit de la pluie »
Conclut la speakerine
Tout en suçant une pine.
Pour ma vertu protéger
Moi qui suis d’un âge tendre
Maman ne cesse d’épeler
Ce que je n’dois pas entendre.
« J’ai le feu au c-u-l,
Je veux ta b-i-t-e. »
À mon papounet dit-elle
Quand je suis à côté d’eux.
« Lèche mon s-e-i-n,
mon a-n-u-s aussi! »
Dit-elle à tonton Étienne
Quand je joue avec Lili.
« Ton f-o-u-t-r-e
Je voudrais le déguster… »
Dit-elle au cousin Mathieu
Quand je mange mon goûter.
Que veut dire « c-o-n »?
Ou « b-a-i-s-e-r »?
Il est grand temps que j’apprenne
À me servir d’un dictionnaire.
Oyez oyez braves gens, fieffées gourgandines et autres branleurs de tout acabit. J’ai l’honneur de vous annoncer en grande pompe la tenue d’un événement si extraordinairement inouï que vous en serez tous foudroyés par un orgasme aussi spontané qu’incongru : la quatrième édition de la Nuit de la comptine des Cahiers d’Anne Archet.
(Je suis si excitée que je vais devoir aller changer mes sous-vêtements.)
Le principe est fort simple. Ce Vendredi 29 janvier, je vais poster une comptine pour ne pas dormir à l’heure à partir de 20h00 (heure de Montréal) jusqu’à 8h00 le lendemain. Au programme : rimes approximatives, rythmes boiteux, vulgarités en tout genre et pieds de nez divers à la décence et au bon goût.
Je vous invite donc à venir encourager en grand nombre l’athlète de l’insignifiance que je suis en commentant ces «chef d’œuvres» à profusion et, tant qu’à y être, contribuer à la Fondation Anne Archet pour l’achat de pornographie et de sex toys pour les blogueuses défavorisées.
Comme le dit mon thérapeute: «C’est un rendez-vous!»
Ou la philosophie dans le 3½
(transcription de cinq enregistrements numériques)
(Lire la suite.)
Nom du fichier : conference04.wav
AA : Anne Archet, conférencière doublement pénétrée
LB : Louis Berthier, artiste embroché
SB : Simone Bechara, lesbienne spermophage
L : Lucifer, poète enculé
S : Stella, prostituée de Babylone
F : Fido, soumis bien membré
[Début de l’enregistrement]
[Bruits de manipulation de micro.]
AA : Je ne finirai jamais, au rythme où vont les choses… je ne sais même plus où j’en suis rendue…
[Bruits de manipulation de micro.]
AA : Hum… bon. Je pourrais… ok. L’insurrection.
L’anarchie n’est pas un programme politique; c’est une affaire de volonté — ou de désir, comme le disaient Deleuze et Guattari. Créer de nouveaux agencements, de nouvelles valeurs, de nouvelles façons d’interagir, de nouvelles façons d’aller au bout de nous-mêmes.
La stratégie que je vous propose est insurrectionnelle. L’insurrection n’est pas une solution idéologique à tous les problèmes de la terre, ni une marchandise de plus sur le marché sursaturé des idéologies et des opinions, mais une pratique destinée à mettre un terme à la domination de l’État et la reproduction du capitalisme. L’insurrection n’est pas une utopie. Elle n’a pas de système ou de modèle de société idéal à offrir à la consommation publique. L’insurrection doit se comprendre comme processus et non comme une fin — c’est un processus d’émancipation, de rupture, c’est le soulèvement en tant que tel.
La liberté qui ne peut être vécue qu’une fois la république instaurée, qu’une fois la révolution accomplie, qu’une fois le communisme advenu n’est qu’un mensonge des apprentis sorciers, des aspirants maîtres de l’État. Lire la suite »
Sept ans d’obscénités bloguesques aujourd’hui… et toujours cet arrière-train qui me démange sans cesse.
Joyeux anniversaire, blogue chéri. Entonnons en chœur cet hymne de circonstance:
♫La ♩ puberté to ♪you,
La ♫puberté to you ♩,
♫La puberté, ♩la puberté
La♪ puberté ♩to you.♫
Ou la philosophie dans le 3½
(transcription de cinq enregistrements numériques)
(Lire la suite.)
Nom du fichier : conference03.wav
AA : Anne Archet, conférencière encore et toujours interrompue
LB : Louis Berthier, artiste sodomisé
SB : Simone Bechara, lesbienne excédée
L : Lucifer, poète sans écrits
[Début de l’enregistrement]
[Bruits de manipulation de micro.]
AA : Je ne sais même plus où j’en étais… l’individu… l’homme du ressentiment… le grand individu… est-ce que je devrais parler du surhomme? Hum… je vais garder ça pour la période de questions. Passons tout de suite à la société.
Selon Nietzsche, ce ne sont pas les forts qui oppriment les faibles, mais les faibles qui oppriment les forts. Les faibles sont les individus du ressentiment. Ils ont érigé des structures sociales basées sur la morale des esclaves et l’instinct grégaire — obéissance, renoncement de soi, peur — dont la fonction est de triompher des valeurs individuelles des forts que sont le courage, la fierté, la volonté. Comment ont-ils réussi une telle chose? En offrant au fort le pouvoir, ce qui le réduit au rang de faible en le transformant en berger, l’obligeant à mettre sa force au service du troupeau.
Mais quand l’individu fort refuse de commander tout autant que d’obéir, la société tout entière est unie pour le culpabiliser. Sa non-intégration au troupeau est interprétée par les faibles comme un défaut, une anormalité.
[Bruits étouffés de discussion.]
La société aristocratique de Nietzsche n’a donc rien à voir avec une quelconque société moyenâgeuse, faite de clans, de classes et de hiérarchies. Elle est constituée d’individus libres et forts qui sont des ponts vers le surhomme. Leur association, temporaire par essence, n’a pas pour but, comme c’est le cas pour les faibles, de les protéger, puisqu’ils ont la capacité de défendre seuls leurs intérêts. En fait, les aristocrates s’associent pour donner et non pour recevoir. Ils cherchent des «cocréateurs» et des « comoissonneurs » qui participent dans l’élaboration de nouvelles valeurs, des égaux — amis ou ennemis — dignes de lui, pour créer, vivre, jouir.
[Bruit d’une porte qui claque]
Ou la philosophie dans le 3½
(transcription de cinq enregistrements numériques)
Nom du fichier : conference02.wav
AA : Anne Archet, conférencière interrompue
LB : Louis Berthier, artiste subventionné
SB : Simone Bechara, lesbienne radicale
L : Lucifer, poète sans abri
[Début de l’enregistrement]
[Bruits de manipulation de micro.]
AA : «Individualisme, aristocratie et anarchie», par Anne Archet. Suite et fin.
L’individualisme de Nietzsche est aristocratique dans le sens où il est convaincu que tous les individus ne sa valent pas : il y a les forts et les faibles. L’erreur est de comprendre ces termes dans le cadre des relations sociales actuelles et surtout de croire que « forts » veut dire « bourgeois », « maîtres » ou « dictateurs » et que « faibles » veut dire « prolétaires », « esclaves » ou « opprimés »; la pensée de Nietzsche est beaucoup trop complexe pour tomber dans un tel manichéisme.
Nietzsche distingue plutôt la force et de la faiblesse, la volonté de puissance ascendante (qui va dans le sens de la vie) et la perversion de cette volonté (lorsqu’elle se heurte à des obstacles comme la morale, la religion ou la société), perversion qui fait que l’individu retourne sa volonté contre lui-même, s’affaiblit et éventuellement s’autodétruit. Le fort et le faible ne sont donc pas nécessairement deux individus séparés et distincts dont l’un réduirait l’autre en esclavage; ce sont plutôt deux tendances en lutte qui coexistent chez l’individu, le tirant tantôt vers le bas, tantôt vers le haut.
Le fort — l’aristocrate étymologique, le meilleur — et le faible ne sont donc pas deux individus séparés dont l’un réduirait l’autre en esclavage. Il s’agit plutôt de deux tendances qui tirent l’individu tantôt vers le bas, tantôt vers le haut. L’individu fort est celui qui s’est placé dans des conditions de vie qui favorisent la tendance ascendante de sa volonté et qui parvient à faire triompher en lui les forces positives. Le faible est celui qui renonce à lui-même, qui a honte de son égoïsme, qui préfère se dominer lui-même, dominer ses passions, ses instincts, plutôt que d’exercer sa puissance vers le monde extérieur.
Le fort est un « homme supérieur », c’est un individu qui…
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Ou la philosophie dans le 3½
(transcription de cinq enregistrements numériques)
Nom du fichier : conference01.wav
AA : Anne Archet, conférencière interrompue
LB : Louis Berthier, artiste subventionné
SB : Simone Bechara, lesbienne radicale
[Début de l’enregistrement]
[Bruits de manipulation de micro.]
AA : Comment ça fonctionne, ce truc?
[Autres bruits de manipulation de micro.]
AA : Ok. « Individualisme, aristocratie et anarchie », par Anne Archet. Ébauche de conférence.
[Longue pause.]
AA : Ahem. Bon… On vient à l’anarchisme de diverses manières. Plusieurs y viennent en quittant le marxisme, dont l’échec historique n’est plus à démontrer. Ceux-là ont une conception de l’anarchisme influencée par leur ancienne foi : ouvriérisme, attachement à la révolution, appels constants à l’organisation des prol… non : des masses, oui, c’est mieux… Appels à la construction de fédérations, de groupes militants, bref, d’une organisation anarchiste spécifique qu’ils conçoivent comme l’outil qui servira à provoquer l’étincelle de la révolte et préparer le nouveau monde libertaire.
D’autres, plus rares, y viennent mûs par une soif impétueuse de liberté individuelle et sont viscéralement des « En Dehors », pour reprendre l’expression d’Armand. Ceux-là viennent à l’anarchie non pas par Marx, mais par Nietzsche et Stirner, ce qui est mon cas.
Je vous propose aujourd’hui d’explorer une façon différente d’envisager l’anarchie — différente des tendances traditionnelles héritées des « pères fondateurs » que furent Proudhon, Bakounine et Kropotkine. Je pense ici au communisme libertaire et l’anarcho-syndicalisme. Je vous propose de découvrir l’individualisme aristocratique et insurrectionnel.
Je constate avec effarement que plus de la moitié de mes aphorismes commencent par le mot «je». C’est à croire que je ne maîtrise l’usage d’aucun autre pronom…
Grâce à des Irlandais pervers et ingénieux
On peut maintenant se branler pendant des heures
Sans aucun remords avec un vibromasseur
En réduisant ses émissions de CO2.
(aubade)
Pas le temps de sucer ta queue
Car j’ai des poèmes à écrire
Il y a tant de papiers griffonnés
Entre les pages que mon carnet
Bubon trop mur sur le point d’éclater
S’effrite comme un lépreux sur le sol
Tu peux étendre ton foutre sur mon pied nu
Pourvu que mes mains restent sèches
Je dois retranscrire les odes sanitaires
Composées sur les murs des toilettes
Pas le temps de me faire bourrer le cul
Bientôt ma muse n’aura plus d’orifice intouché
Pas le temps de me faire ligoter
J’ai des vers célèbres au bout des doigts
Qui gémissent les musiques funèbres
Des sonnets blonds sur mes nymphes rougies
L’encre bleue des mille complaisances sous les ongles
Et celle des promesses à la saignée du coude
J’aurais bien aimé que tu restes plus longtemps
J’aurais bien frotté ma fente contre ton menton
J’aurais bien goûté au suc amer de ta veine noueuse
Mais j’ai des hymnes de chair et de tendons à écrire
Des fatrasies ululantes sous la lune oestromane
Des églogues gluantes de mouille et de rosée lubrique