C’était, évidemment, la définition la plus facile et celle qui vous a permis de résoudre cette grille en moins de temps qu’il ne le faut pour crier «cul» !

Charmants pervers et gourgandines, nous avons trois gagnants! Ce mois-ci, une Québécoise, une Belge et un Français remportent tous les honneurs – avouez que ça sonne comme un concept de talk-show à TV5 (ou une mauvaise blague de taverne, c’est selon). C’est un miracle de Festivus ! WOOO-HOOO !

J’ai donc l’honneur de vous annoncer que Margaret Ann Buckley a été officiellement adoubée Grande Licorne en stainless du très noble et très ancien Ordre des Masturbatrices et Masturbateurs compulsifs. Sophie Judith de Champagne, notre deuxième gagnante, a quant à elle reçu la rosette de l’Ordre en tant que Sous-lieutenante des roulements à bille (deuxième classe). Enfin, Antoine (juste Antoine, pas l’autre qui rafle d’habitude tous les honneurs), qui ferme la marche des lauréats, portera dorénavant avec fierté le titre de Capitaine Crouche extra-fibres-sans-sucre-ajouté (première classe).

Nos trois champions se mériteront, tels que promis, une copie dédicace du Carnet écarlate, le bouquin qui est maintenant scruté à la loupe par l’institution universitaire, au grand dam de son auteure qui préfèrerait que son lectorat se limite aux amateurs de manuélisation auto-érotique (malgré que, entre vous et moi, les études littéraires entre probablement dans cette catégorie).

Vous pouvez évidemment aller jeter un coup d’œil à la soluce si le cœur vous en dit.

On se voit en 2015 pour la suite de nos folles aventures cruciverbistes !

Itsse ze ♫ most ♪  Ouonne-deur-foule ♪  taille ♫ mauve ♩ désir !

Plus que vingt-et-un minuscules petits jours avant Festivus ! Avez-vous sorti votre perche d’aluminium de votre sous-sol? Avez-vous préparé votre liste pour la formulation des griefs ? J’en suis convaincue, bande de charmants coquins et gourgandines.

Pour souligner le début de cette saison féérique, quoi de mieux qu’une grille de mots croisés? (À part de l’alcool et des calmants en doses massives?) Je vous l’offre en format pdf et en format docx, toute chaude sortie du four et garnie de fruits confits (beurk). Et puisque j’ai le cœur à la fête, j’offrirai aux trois individus splendides – et aux capacités intellectuelles supérieures – qui me feront parvenir leur solution en premier (par courriel ou en inbox sur Facebook) une copie dédicacée du Carnet écarlate, le célébrissime bouquin de sexe saphique qui ne sera jamais souillé par les mains gluantes de Blaise Renaud ! Ils et elles seront aussi, naturellement, intronisés au sein du très Noble et Ancien Ordre Lubrique des Masturbatrices et Masturbateurs Compulsifs, avec tous les honneurs et privilèges que ça comporte.

Wooo-hooo ! Avouez que ça vous troue le cul, hein.

♪Dèque ♫ze halls♪ witbotse ♫ovo-lit fa la la♫ la♪ la !

Elle essaie de lire dans le bus. L’homme qui est assis à côté d’elle agit en homme, c’est-à-dire qu’il écarte les jambes comme si ses couilles étaient le centre de l’univers, comme si tout l’espace du monde lui appartenait. Leurs cuisses se touchent. Chaque secousse de l’autobus fait frotter le tissu du pantalon de l’homme contre la chair nue de sa jambe ; chaque contact fait parcourir une décharge électrique à travers son corps. Elle fait semblant de lire, mais ses yeux restent rivés sur l’espace où leurs corps sont réunis. Elle reste parfaitement immobile, jusqu’à ce que tout malentendu soit dissipé, jusqu’à ce que ce soit évident qu’il fait exprès, que ce contact est délibéré, que tout cela était calculé, prévu et joué d’avance.

Elle se tourne donc vers lui et le toise, une expression de défi au visage. Il se jette alors dans ses bras si passionnément qu’elle en échappe son bouquin et que sa tête vient heurter la fenêtre. Elle ne ressent aucune douleur, qu’une excitation aiguë qui la tend comme un arc. Il l’écrase de tout son poids. Son sac va rejoindre son livre, sur le plancher. Elle jette une jambe sur le dossier du banc pendant qu’il s’empêtre dans sa ceinture. Elle tire sa jupe assez pour exposer son sexe déjà humide au regard des passagers du bus. Ceux-ci se sont tous approchés. Ils déchirent leurs tickets et leurs correspondances pour en faire des confettis. Certains applaudissent, d’autres font des « Oh! » et des « Ah! » admiratifs. Le bus tremble comme un vieillard et s’arrête. Il s’enfonce profondément en elle. Elle crie. Il gémit. Les confettis pleuvent sur eux pendant qu’ils jouissent à en perdre l’âme.

C’est peut-être ce qu’il s’imagine qui va se passer, ce connard. Or, tout ce qu’il a accompli, c’est lui faire regretter encore une fois d’avoir eu l’audace folle d’avoir mis le nez hors de chez elle. Elle s’agrippe donc à son roman comme à une bouée, elle se fait toute petite, toute menue et espère que chaque arrêt soit le sien, qu’il sonne la cloche de la délivrance et déguerpisse pour la laisser, enfin, en paix.

La conquête de l’espace, c’est un petit pas pour l’homme et une sacrée enjambée interminable pour la femme.

Ne venez pas me dire que cette définition ne vous a pas fait rire au point de recracher une alvéole pulmonaire noirâtre dans votre gruau matinal.

Il est temps maintenant d’annoncer en grande pompe le nom de nos deux gagnantes! Car, encore une fois, ce sont les dames qui se sont distinguées : parmi les seize solutions reçues, douze furent envoyées par des individus s’identifiant comme des médames! OUAOU ! GEURLE PAWOUEUR !

En première position : Lynda Forgues, cruciverbiste d’élite, qui a été adoubée Commanderesse bardée de cuir du très Noble et Ancien Ordre Lubrique des Masturbatrices et Masturbateurs Compulsifs. À ce titre, elle recevra un exemplaire dédicacé du Carnet écarlate, le seul livre de l’univers dont la couverture est différente de celle annoncée dans le titre. Lynda fut suivie de près par Hélène Tisseur dont le cerveau musclé et juteux lui a permis de décrocher le titre enviable (et envié) de Maîtresse vibrante à trois vitesses du susnommé très Noble et Ancien Ordre. Elle recevra aussi son exemplaire dédicacé de mon bouquin, dès que ma petite culotte aura assez séché pour que je puisse courir au bureau de poste sans risquer d’attraper un rhume de cerveau.

Quant aux autres participantes et participants, ils ont reçu comme prix de consolation, en plus d’une de mes fameuses remarques sarcastiques et avilissantes, une copie du Carnet en version électronique. Avouez que vous regrettez de ne pas avoir tenté votre chance.

Entéka. Pour ceux et celles que ça intéresse, voici la soluce :

La soluce de novembre 2014

Restez à l’écoute, car on remet ça en décembre, juste à temps pour vos emplettes de Nowel. AON !

Jonathan a essayé de me baiser sans condom,
Puis il a joué au con en disant qu’il ne s’en était pas rendu compte.

Paul avait un scrotum gros comme un pamplemousse ;
Son foutre avait un goût d’agrume.

Sébastien a léché ma fente, à genoux dans les toilettes de la bibliothèque
En trempant son jeans dans la pisse du carrelage.

Alexandre fumait nonchalamment un cigarillo puant
Couché sur le dos, sur ma moquette, pendant que je le chevauchais.

Gabriel m’a surprise alors que je me branlais
Le cul calé dans mon fauteuil, le catalogue Ikea à la main.

Samuel avait la bite blanche et douce comme un petit pain
Et faisait mille manières avant d’accepter de l’enfourner.

Django voulait m’enseigner le chant en échange d’une fellation,
Mais il avait un prépuce interminable à dérouler, alors j’ai dit non.

Tristan était d’une érudition et d’une musculature parfaite,
Mais il ne bandait que pour le mec qui me prenait en levrette.

Louis était prêt à m’obéir au doigt et à l’œil,
Mais tout ce que je voulais, c’était un thé et un bouquin.

Arthur a promis de me montrer quelque chose d’extraordinaire,
M’a entraîné dans sa chambre et a fait de l’origami avec son sexe.

Simon n’était techniquement pas un nain, mais c’était tout comme ;
Sa queue monstrueuse avait la taille de son avant-bras.

Michael avait des fesses comme deux gâteaux au chocolat
Que j’avais la permission ni de toucher, ni de goûter.

Antoine a crié «Salope !» en baisant et «Maman!» en jouissant,
Puis s’est rué dans la douche après avoir taché mon drap de foutre.

Nathan m’a léchée avec gourmandise même si j’avais mes règles ;
Hélas, il m’a donné un faux numéro et ne m’a jamais rappelée.

Théo était mycologue et sa bite avait la forme d’un champignon
(Probablement pas, mais j’en étais quand même convaincue).

Alessandro m’a payé à boire, dans le but avoué de m’emballer ;
Il a fini la soirée en pleurant, dans mon lit, incapable de bander.

Quentin avait les traits épais, vulgaires et quelconques,
– Jusqu’à ce qu’une bite, dans sa bouche, le transforme en ange.

Romain m’a ramonée pendant une heure et n’a pas joui ;
Le lendemain matin, il y avait du sperme séché sur mon ordinateur.

Enzo m’a longuement draguée en me disant que j’étais belle
Et s’est contemplé dans le miroir pendant tout le temps qu’il me baisait.

William était charmant, mais il y avait un je-ne-sais-quoi qui clochait ;
En sortant une capote de son portefeuille, j’ai vu, horrifiée, sa plaque de flic.

Hồng Phúc était gentil, drôle et faisait bien la cuisine,
Mais c’est seulement à cause de son prénom que j’ai ouvert les cuisses.

André a trop vu de porn et a baisé ma bouche comme un lapin ;
Il porte sûrement encore la marque de mes dents sur sa quéquette.

Vincent avait une réserve inimaginable de smegma sous son prépuce ;
J’ai beau être un bon soldat, je souffre encore de choc post-traumatique.

Tom se vantait d’avoir l’imagination perverse du divin marquis ;
Je me suis endormie pendant qu’il me suçait les orteils.

Guillaume voulait que je lui fesse le popotin de toutes mes forces
Et s’est moqué de moi parce que je me suis foulée le poignet.

Yusef était effrontément viril, arrogant et machiste ;
Je l’ai vu se faire bourrer par douze queues bigarrées en une seule soirée.

Léo gardait son menton juste assez râpeux
Pour qu’en le frottant sur mon aine je perde toute contenance.

David, du haut de la chaise du maître-nageur, bandait en m’apercevant ;
Est-ce assez pour le compter parmi mes amants?

Maxime a insisté pour qu’on éteigne la lumière avant de se désaper ;
Depuis, il me réclame des photos de mes seins et de mon cul.

Julien a léché ma fente dans un sentier du Parc de la Gatineau
Et y a laissé du mélange du randonneur en purée.

Denis criait «Couché! Au panier!» à son malamute
Pendant que son épouse glissait dans ma bouche sa langue poisseuse de sperme.

Adam n’a jamais daigné m’adresser la parole ;
Sa copine m’a giflée parce qu’il ne parle que de moi pendant l’amour.

Qu’entends-je?  Seraient-ce les sanglots longs des violons de l’automne qui blessent mon cœur d’une langueur monotone? Suis-je en train de rêver? Sommes-nous déjà en novembre ?

Et bien oui, lectrices et lecteurs adorés, accortes gourgandines et charmants vicelards! Et vous savez ce que ça signifie? Je vous le donne en mille : c’est le temps d’une autre stupétrissssssante grille de mots croisés ! WEOW et OUAHOU !

Pour vous y mesurer, rien de plus simple : vous n’avez qu’à la télécharger en format pdf ou en format docx.

Cette fois-ci, je vais remettre non pas un, mais bien DEUX exemplaires dédicacés du Carnet écarlate aux deux individus magnifiques et solaires qui me feront parvenir en premier la solution. Et comme si ce n’était pas assez, ils seront officiellement intronisés au panthéon du très Noble et Ancien Ordre Lubrique des Masturbatrices et Masturbateurs Compulsifs. THAT’S INCRÉDIBEULE !

Parlant du Carnet écarlate, on commence tranquillement à en parler, ce qui à la fois m’excite et me terrifie. Caroline Allard en a parlé de façon éloquente à la radio publique et Édith Paré-Roy l’a critiqué fort justement sur Les Méconnus. Sans oublier Le Devoir qui en a glissé un mot. Je vais finir par croire qu’il vaut la peine d’être lu, ce bouquin.

 

Il n’y a rien que je n’aime pas chez l’homme
J’aime l’homme au grand complet
Surtout s’il est grand
Et qu’il porte un complet

Quand je vois un homme
Dans une chemise habillée
Je veux m’approcher de lui
Derrière son dos
Mettre ma main
Sur son épaule
Et la laisser là
Pour un instant

Je pense à ses chaussettes
Comment il en a choisi une paire
Ce matin-là
Et les restantes qui sont
Encore à la maison
Dans un tiroir
Et ses chaussures —
Dieu que ces chaussures me tuent
Surtout si elles sont polies
Que fait-il pour qu’elles reluisent ainsi ?

Tout ce dont j’ai besoin
C’est une paire de chaussures noires
Pour qu’une vague de tendresse
Déferle se moi et me terrasse
Et les cravates qui reposent
Sur leur petit carrousel
J’imagine qu’il les a tenues
Devant le miroir en hésitant
J’ai des hallucinations
D’eau de Cologne
De cigarettes et de laine vierge
Qui pincent mes narines
Et me font tourner de l’œil

Homme au grand complet
Je veux te donner la langue
Je veux avaler ton foutre
Cachée dans le placard à balai
Te réciter des vers masturbatoires
Trempés dans le Tanqueray et tonic
Homme au grand complet
Je veux te voir au garde-à-vous
Nu et dressé devant moi
Te tenir dans ma paume
Comme ma petite chose
Pincer tes mamelons de rubis
Taquiner ton cul du bout de mon petit doigt

Homme au grand complet
Quand viendras-tu à moi?
Quand viendras-tu déposer
Ton pantalon de tweed
Sur le plancher de ma chambre?
Quand viendras-tu accrocher ton veston
Sur le ciel de mon lit?
Où es-tu ce soir?
Où es ta bite gonflée et sirupeuse?
Où sont tes couilles de marbre tendre?
Quand viendras-tu aimer
Chaque parcelle de mon corps?
Quand viendras-tu m’aimer
Au grand complet?